Le NOUVEL ACHAT

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mardi, février 11 2014

La Russie rejoint Open PEPPOL pour développer le e-Commerce avec l'UE

eCommRussie

L'Autorité nationale de certification de Russie (NCA) est maintenant connectée au réseau européen PEPPOL avec pour objectif de susciter l’adhésion des plates-formes de e-commerce russes et européennes et d’harmoniser les procédures communes transfrontières pour le développement des échanges entre l’Union et la Russie.


Depuis 2009, NCA s’active à développer une coopération entre les autorités de la Fédération de Russie et l’Europe afin de garantir la sécurité et la reconnaissance juridique des transactions du commerce électronique dans plusieurs domaines de la santé à l'éducation en passant par les services publics.

Nous observons que les processus d'intégration sont en marche et impliquent de plus en plus de pays dans le Monde. Les technologies de l'information permettent désormais de s’affranchir de la plupart des difficultés techniques du commerce électronique mais il reste encore nombreuses zones d’ombres dans les domaines de la réglementation ou des aspects juridiques. C’est pourquoi, la NCA veut fournir en premier lieu une assistance juridique, organisationnelle et technologique à ses clients. Il est très important pour nous d’adhérer à une approche commune pour le commerce électronique transfrontalier. PEPPOL est un bon exemple d'une coopération réussie dans un environnement particulièrement complexe qui aboutit aujourd’hui à l’interaction des utilisateurs situés de part et d’autre des frontières. Nous espérons qu'avec Open PEPPOL, NCA soit en mesure de déployer une plate-forme de confiance pour l’ensemble des opérateurs concernés de différents Etats – déclare Maksim Hotchenkov , PDG de NCA Russie .

En dix-huit mois NCA Russie en coopération avec Open PEPPOL et IBM Danemark a relié les infrastructures russes et européennes pour le commerce électronique. Le dernier trimestre 2013 a vu l’aboutissement de ces travaux avec la signature de deux accords, le premier entre NCA et Open PEPPOL permettant la connexion de NCA en tant que point d’accès ldu réseau PEPPOL, un second accord a été conclu entre NCA et IBM Danemark désignant ce dernier comme opérateur PEPPOL .

Open PEPPOL va accueillir NCA Russie dans notre réseau . Cela marque une étape importante dans la réalisation de la normalisation dans les marchés publics électroniques avec un ancrage fort des solutions conformes à PEPPOL au niveau international. PEPPOL confirme son rôle de premier plan dans la promotion généralisée de l’interopérabilité et de l'intégration économique européenne. - déclare André Hoddevik , secrétaire général OpenPEPPOL .

La connexion à l'infrastructure de PEPPOL n’est qu'une première étape d’une longue liste de tâches de coordination du commerce électronique transfrontalier et d’échanges B2B . Nous sommes convaincus que ce partenariat avec IBM et Open PEPPOL Danemark nous placera sur la voie du succès. - déclare Alexander Sazonov , Directeur adjoint du Développement à NCA Russie .

La participation active des plates-formes de commerce électronique russes et européennes est maintenant requise pour l’évaluation des technologies permettant de développer le commerce électronique entre la Russie et l’UE sur la base de procédures unifiées ; l’harmonisation des procédures d’identification et d’authentification des participants aux échanges B2B, l’analyse et harmonisation des protocoles d’échanges et de le recensement des documents commerciaux électroniques .

La coordination du commerce électronique transfrontière est une tâche ambitieuse mais atteignable avec la coopération d’Open PEPPOL et d’IBM. Nous avons fait les premiers pas dans cette direction et nous invitons les opérateurs des plates-formes de commerce électronique russes et européennes et aux autres parties intéressées à rejoindre à notre initiative. - Conclut Alexandre Sazonov.

Lien vers le communiqué de NCA

vendredi, décembre 20 2013

La loi d’habilitation ouvre la voie à la facture électronique pour l'Etat et les collectivités

eInvoice
La loi d’habilitation votée par l’Assemblée Nationale le 4 octobre dernier permet aux autorités administratives de prendre par voie d’ordonnance toutes dispositions visant à la simplification ou à la sécurisation de la vie des entreprises. Au nombre des mesures phares adoptées, la possibilité donnée à ces dernières de rendre obligatoire la facture électronique pour toutes les entreprises ou certaines d’entre-elles.
Ce vote du parlement s’inscrit dans la continuité des décisions du comité interministériel pour la modernisation de l’action publique du 17 juillet qui a précisé les mesures de simplification en faveur des entreprises. L’article 1er 2è alinéa de la loi d'habilitation (*) désigne la facturation électronique comme l’une des mesures envisagées et précise les conditions dans lesquelles cette ordonnance qui verra le jour très probablement courant de l’année 2014 s'appliquera : permettre le développement de la facturation électronique dans les relations de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics avec leurs fournisseurs, par l’institution d’une obligation, applicable aux contrats en cours, de transmission dématérialisée des factures pour toutes les entreprises ou certaines d’entre elles.Le législateur a pris le soin d’ajouter cette dernière précision pour indiquer que cette mesure ne pourra constituer une obligation pour l’ensemble des opérateurs économiques sans concertation préalable et une possible mise en œuvre graduelle. Il est prévu aussi que ce changement de mode de facturation puisse intervenir en cours de marché et s’appliquer ainsi à l’ensemble des contrats en cours.

Le projet de loi souligne par ailleurs les avantages qu'en retireront les entreprises. Outre les gains de temps et de coûts d’envoi postal permis par la transmission électronique des factures, la dématérialisation de celles-ci est un gage de fiabilité et de sécurité pour les entreprises, en offrant de nouveaux services, telle la possibilité de suivi en ligne de l’état de traitement des factures émises.

Rappelons que la loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 prévoyait déjà dans son article 25 que dès le 1er janvier 2012, l’Etat et les collectivités territoriales qui le souhaitent puissent accepter les factures émises par leurs fournisseurs sous forme dématérialisée. Les modalités étant fixées par décret du Conseil d’Etat. C’est le caractère obligatoire qui jusqu’alors faisait défaut.

Le volume de factures reçues annuellement par l’Etat Français s’élève à 4 millions avec près de 60% de factures d’un montant inférieur à 300€ contribuant à seulement 0,6% des dépenses de l’Etat mais constituant le gros de la charge administrative de traitement. C’est dire si la mesure de simplification présente aussi un intérêt pour l’Etat.

(*) texte de loi d'habilitation du 1er octobre 2013

jeudi, décembre 19 2013

STORK 2.0 bâtit une Europe sans frontière de l’identité numérique

stork
Le 10 décembre STORK fait de l’interopérabilité une réalité en annonçant la reconnaissance mutuelle de l’identité numérique dans 19 Etats membres participant au programme STORK 2.0. Le programme STORK fait partie des projets de grande échelle de la Commission Européenne ICT-PSP « compétitivité et innovation dans le domaine numérique » au même titre que PEPPOL, EPSOS ou eCODEX qui, chacun dans son domaine intéresse l’identité numérique des opérateurs économiques et des autorités administratives. Cette exigence d’interopérabilité, crédo de la Commission Européenne, est réaffirmé dans le vaste projet eSENS d’une infrastructure européenne sans frontière pour l’ensemble des services aux citoyens et aux entreprises.

Contribuant à réaliser une convergence du système d'identification et d'authentification électronique dans toute la zone européenne, STORK 2.0 reprend une grande partie les développements techniques réalisés par STORK avec pour objectif la réalisation d’une interopérabilité à grande échelle. STORK 2.0 va permettre aux personnes physiques et morales d’être reconnues au sein de l’Union non seulement sur la foi de leurs seules pièces d’identité mais désormais à partir d’une identité numérique. L’identité numérique est indispensable au développement du commerce électronique et des échanges B2B comme aux échanges B2G avec les autorités administratives. Aussi les Etats se sont attelés à la tâche difficile consistant à délivrer des certificats pour chaque usage. La carte d’identité numérique, pouvoir régalien de l’Etat, fait encore débat en France alors que pour bon nombre d’Etats elle est déjà une réalité.

La France a fait le choix d’une participation qui pourrait être considérée comme minimale sans la représentation de Chambersign, autorité de certification des chambres de Commerce, au sein du consortium. D’autres Etats affichent résolument leur intérêt dans STORK 2 avec plusieurs programmes allant de la carte d’identité Nationale aux applications professionnelles jusqu'à la sécurisation des paiements et des applications mobiles. (*)

Compte-tenu de vrais atouts en la matière, il est regrettable que notre pays qui dispose d'une industrie du numérique innovante avec de nombreuses PME performantes et de surcroit inventeur de la carte à puce ou du code barre, ne soit pas plus présent dans un programme européen dont les débouchés pourraient se chiffrer en millions d’utilisateurs. Le programme eSENS dans lequel la France à confirmé sa particitation offrira peut-être l'occasion de relancer le débat autour d'un véritable serpent de mer que constitue l'identité numérique.

(*) voir la liste STORK 2.0 par Etat

mercredi, décembre 11 2013

Les autorités ne pourront réclamer des données qu'une seule fois

authentification
Que penseriez-vous d’un pays où les autorités administratives conscientes de l’embarras quelles pourraient occasionner à leurs administrés, s’interdisent de réclamer plus d’une fois des informations dont elles seraient déjà en possession. Ce pays serait-il "Utopie" cher au cœur de Thomas More; non certes. Ce pays existe pourtant bel et bien, c’est la Belgique.

Le Conseil des Ministres de l’Etat fédéral a approuvé le 28 novembre la loi sur la collecte unique de données. Dorénavant les Services publics fédéraux ne pourront plus réclamer aux citoyens et aux entreprises des données déjà disponibles auprès des autorités. Les sources authentiques et les banques-carrefours (1) permettent aux Services publics fédéraux de trouver dans leur propre organisation un nombre important de données dont ils ont besoin. Ils peuvent consulter à cet effet le Registre national (pour les personnes) ou utiliser le numéro d’entreprise (pour les sociétés). Mais il arrive encore trop souvent que des citoyens ou des sociétés doivent transmettre plusieurs fois les mêmes informations aux différents Services publics fédéraux.

Par la même occasion, la loi met les formulaires électroniques et les formulaires papier sur un même pied d’égalité. Cette disposition permet d’encourager davantage l’utilisation des formulaires électroniques. Ces formulaires électroniques doivent néanmoins être conçus de façon à satisfaire au principe de la demande unique « only once ». Le Fedict (2) conclut modestement qu’il s’agit là d’éviter un double emploi tant pour les clients que pour les services… et des tracasseries administratives inutiles bien sûr. Poursuivant dans sa démonstration des vertus d’une loi qui interdit aux autorités administratives au lieu d’autoriser, le Fedict souligne que cette loi augmente l’efficacité des autorités fédérales par la réduction des charges administrative et l’amélioration de la qualité du service.

Le Ministre de la simplification administrative, Olivier CHASTEL estime que cette loi consolide le cadre légal de la collecte unique de données en généralisant son principe à l’ensemble des services de l’autorité fédérale. « Ce renforcement est obtenu par une amélioration de la qualité des données et par la mise au point d’un meilleur échange de données entre d’une part, les services qui fournissent et d’autre part, Fedict et la Banque-carrefour de la sécurité sociale qui intègrent les données » (3)

(1) La Banque-Carrefour des Entreprises ( BCE) est une banque de données, créée au sein du SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie contenant des données sur l'identification des entreprises. La BCE s’inscrit dans la volonté de l’Etat belge de simplifier les procédures administratives pour les entreprises ainsi que de contribuer à une organisation plus efficace des services publics. Certaines données de la BCE sont accessibles à tout le monde avec l’application en ligne Public Search . Parallèlement, la BCE fournit des services destinés uniquement aux entreprises. Private Search permet ainsi aux entreprises de consulter leurs propres données. Les entreprises peuvent aussi demander certaines données d’autres entreprises à des fins commerciales. Pour les guichets d’entreprises et les services publics, des accès distincts aux données de la BCE sont prévus.

(2) Fedict a été créé en 2001 par le gouvernement fédéral de Belgique pour le développement de l’e-gouvernement. lire l'article

(3) lire l'article

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