Le NOUVEL ACHAT

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jeudi, juin 27 2013

Conférence sur la facturation électronique et la passation de marchés publics électroniques dans l’UE le 18 septembre 2013

Dans un contexte législatif particulièrement dense avec la transposition de deux directives intéressant les marchés publics une directive TVA et une directive facture en préparation ; la Commission Européenne intensifie ses travaux autour de la facture électronique et maintient de le cap d’une mise en œuvre généralisée et pour l’ensemble de l’industrie à l’horizon 2020. La conférence sur la facturation électronique qui se tiendra à Bruxelles le 18 septembre (1) sera donc particulièrement importante.
« Nous voulons faire de l’Europe un endroit où l’on fabrique et pas seulement où l’on consomme » le single market act II (2) c’est le diagnostic de nos forces et faiblesses… « Si nous voulons une réponse à la crise, si nous voulons une consolidation fiscale en Europe, si nous voulons combattre le chômage, nous devons trouver les points de croissance dans le marché intérieur » martèle Michel BARNIER.
Les marchés publics représentent à eux seuls près de 2000 milliards d’achats par an pour l’ensemble de l’Europe; le recours systématique à l’électronique en 2016 pourrait représenter une économie globale de l’ordre de 5% , presque 100 milliards d’euros, une somme non négligeable à l’échelle des déficits. Dans ce contexte, la facture électronique est considérée par la Commission Européenne comme le moteur de cette transition.
Parce que la facture permet de dégager le maximum de ROI (3) pour les entreprises, c’est elle qui entrainera l’ensemble des secteurs dans la dématérialisation à l’horizon 2020.




(1) Conférence sur la facturation électronique : http://ec.europa.eu/internal_market/conferences/2013/0918-e-procurement-e-invoicing/index_fr.htm


(2) market act II :

http://ec.europa.eu/internal_market/smact/docs/single-market-act2-keyactions_fr.pdf

http://ec.europa.eu/internal_market/strategy/docs/20120216-implementation-report_en.pdf

(3) ROI " return on investment = retour sur investissement"

lundi, avril 15 2013

Tour de France de la carte d’achat, la compétitivité passe par la dématérialisation

Le 12 avril, l’APECA présentait son nouveau millésime du tour de France de la carte d’achat avec un objectif, faire de la dématérialisation un atout de compétitivité pour les entreprises et les collectivités.
Le tour de France de la dématérialisation s’arrêtera dans six villes, Lille le 30 mai, Nantes le 18 juin, Bordeaux, le 2 juillet, Marseille le 10 octobre, Lyon le 19 novembre, Strasbourg, le 28 novembre.
Parmi, les partenaires officiels, la DGCIS (1) ; profitera de l’événement pour promouvoir le programme « transition numérique » lancé par Fleur PELLERIN et destiné à apporter de l’expertise aux TPE/PME en s’appuyant sur les réseaux des CCI et des experts-comptables. La DGFiP (2) veut encourager la dématérialisation des flux comptables vers les trésoreries. La Commission européenne est aussi représentée par PEPPOL qui indiquera la voie des standards et présentera des solutions concrètes pour les collectivités. L’APECA souhaite dynamiser la formule en des mini plateaux TV, les « IT days » lieux de rencontre et de démonstration de solutions pour les utilisateurs potentiels.

(1) DGCIS « Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services » (2) DGFiP « Direction générale des finances publiques »

vendredi, avril 12 2013

Les autorités de certification bien mal préparées à l’arrivée des nouveaux certificats électroniques RGS

La transition vers le RGS est très mal gérée par les autorités de certifications qui donnent l'impression d'être prises au dépourvu par une réforme pourtant prévue de longue date et rappelée à l’ordre du jour par la publication le 15 juin 2012 du décret signature.

Rappelons d’abord que la nouvelle réglementation impose aux opérateurs d’utiliser des certificats électroniques RGS de niveau 2 étoiles ou 3 étoiles pour les marchés publics et cela à compter du 19 mai 2013 . Jusqu’à cette date vos anciens certificats PRIS V1 restent valables.

Au-delà du 19 mai à quoi doit-on s’attendre ?
Si vous signez avec un certificat PRIS V1 « ancien régime », Il se peut que certaines plates-formes appliquant les textes à la règle, soient amenées à rejeter systématiquement votre certificat dès le 19 mai, interdisant la réponse électronique. Il parait toutefois plus probable que le profil d’acheteur n’interdise pas l'utilisation de votre certificat mais vous prévienne qu'il n’est juridiquement pas conforme. Même si cela ne bloque pas votre réponse dématérialisée, le couperet Juridique fera le reste en constituant une raison suffisante de rejet de votre offre. Ne prenons donc pas ce risque.

La difficulté réside dans le fait que les nouveaux certificats présentent des spécifications techniques telles qu'elles imposent aux autorités d’en émettre de nouveaux. Ce qui signifie pour les utilisateurs, la nécessité de commander les nouveaux certificats en remplacement des anciens avec la fourniture d’un nouveau support cryptographique USB. Les autorités qui ont anticipé le problème en livrant les deux certificats PRIS V1 et RGS sur la même clé sont à notre connaissance, très peu nombreuses. Si vous avez fait ce choix, bravo, vous n’avez rien à faire. Si comme moi vous faites partie de la deuxième catégorie, alors prenez votre courage à deux mains et votre carnet de chèque. Notez que les autorités bien conscientes de cet inconvénient, peuvent décider de vous faire une remise exceptionnelle sur votre nouvel achat qui pourrait aller jusqu'à 50% . En attendant qu’un règlement européen vienne encore modifier la donne mais à chaque jour suffit sa peine…

mercredi, avril 3 2013

Quel « choc de simplification » pour la commande publique ?

Le gouvernement Ayrault annonce le premier train de mesures du choc de simplification et vise en premier lieu la « rationalisation » de la politique des achats publics en regroupant plusieurs agences. Objectif, 2 milliards d’Euros d’économies pour la sphère Etat et 900 millions pour les hôpitaux . Ce n’est pas nouveau, d’autres gouvernements s’y sont essayés avec plus ou moins de bonheur. Le regroupement d’agences se traduisant par une massification des achats, peut-il a lui seul produire un tel résultat sans des mesures de refonte des politiques d’achats ?

En matière de réforme, d’autres pays ont pris les devants et comme toujours les petites nations donnent souvent l’exemple. Le cas Ecossais est de ce point de vue assez édifiant. Avec un volume d’achat public d’environ 12 milliards d’Euros pour un PIB de 153 Milliards d’Euros, la commande publique est devenue en 1998 une prérogative du gouvernement Ecossais par acte de « dévolution » du parlement Britannique, le « Scotland act ».

Ne devant plus aucun compte à Londres pour ses achats, le gouvernement écossais s’est aussitôt attelé à la tâche consistant à démontrer qu’il est possible de faire des économies dans l’achat public tout en ouvrant largement l’accès des PME aux contrats publics.

« the procurement journey » ou le parcours du combattant

Constatant que la procédure d’achat, est souvent un long parcours du combattant pour lesrentreprises qui boudent les appels d’offres faute de temps. Le gouvernement écossais a lancé avant l'heure son « choc de simplification » par une réforme qui prend en compte le cycle complet des achats et qui s’attache moins au formalisme qu'à rendre l'achat économique.

L'approche consistant à considérer le cycle d’achat complet comme un processus unifié et continu, quelque soit la procédure utilisée, permet de libérer l'acheteur des entraves procédurales et le développement d’une véritable stratégie d'achat forcément plus efficiente.

L’acheteur dispose de tous les moyens électroniques, portail fournisseurs, catalogues électroniques, procédures largement dématérialisées, enchères, e-procurement et ouverture sur l’Europe avec PEPPOL (l’Ecosse exporte plus du tiers de son PIB). « The procurement journey » littéralement le parcours d’achat, présente trois zones :

  • ZONE A « stratégie achat et évaluation des fournisseurs »
  • ZONE B « passation et évaluation des offres »
  • ZONE C « contractualisation ».

The procurement journey

Ce parcours unique permet de traiter toutes les procédures dans le respect des règles de la commande publique, depuis la simple demande de devis (en dessous des seuils) jusqu’à la procédure d’appel d’offres ouvert ou restreint ; d’ouvrir la commande publique à de nouveaux fournisseurs en autorisant un référencement gratuit de leurs catalogues sur le portail des achats, de simplifier la procédure d’attribution et la contractualisation par voie électronique.

Augmentation significative de la proportion de PME dans les contrats publics




En proposant aux fournisseurs une plateforme unique leur permettant de mettre à jour leur offre de produits ou de services et d’entrer en contact avec l’ensemble des administrations et les 55 000 acheteurs publics écossais, l’Ecosse simplifie l’accès à la commande publique. Les entreprises ont désormais accès à l’ensemble des marchés à partir d’un guichet unique qui traite l’ensemble du cycle d’achat jusqu’à la notification électronique.

Alastair MERRYL , Directeur commercial des achats auprès du gouvernement constate que cette réforme aura permis au final de réaliser près de 1.5 milliards d’Euros d’économies provoquant des changements drastiques dans toute la chaîne d’approvisionnement et cela au bénéfice de l’ensemble de la communauté. Avec plus de 62 000 entreprises inscrites sur un seul portail, la part des contrats attribués aux PME a considérablement augmentée, de l’ordre de 10% sur 2 ans représentant 45% en valeur et 75% en volume.

Sans réforme de fond de notre commande publique, il est à craindre que l’onde de choc soit finalement faiblement ressentie par nos institutions. Notre proposition serait même de ne faire qu'une, la double réforme du choc de simplification, en élaguant dans notre commande publique comme le gouvernement se propose de le faire dans les normes et cela avant même d’envisager un regroupement de nos agences et services des achats. Le cas écossais est une bonne illustration de ce qu'il est possible de faire. C'est même le propos de la nouvelle directive qui en limitant le nombre de procédures et en favorisant le recours à de nouvelles techniques d'acquisition, ne prône rien de moins qu'une simplification des règles.

Thierry AMADIEU, le 3 mars 2013

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