Le NOUVEL ACHAT

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mercredi, septembre 30 2015

We have collected only the low hanging fruit of e-Invoicing

lowhangingfruit

The interoperability in question might be eclipsed soon by the potential of e-Invoicing in term of value creation in the whole financial chain. An attempt to harvest all the significant cost savings and better procurement practices may require a deeper plunge into processes, chasing the data quality, trying to figure the great potential of big data. Something beyond any conventional wisdom that may represent an exhausting effort to overcome received ideas. Quoting Bruno KOCH – BILLENTIS “One major reason is the poor data quality in invoices. Inaccurate information on B2B invoices is a major reason for payment delays. Reducing the proportion of exception handlings might increasingly become a priority. E-Invoicing is an excellent vehicle to combat this quality problem »

That is precisely the purpose of the Exchange Summit on e-Invoicing that will take place 5-6 October 2015 in Barcelona to acquire in-depth information about recent developments and future trends in e-Invoicing. Participants will benefit from a number of keynote speeches, panels and round tables covering interoperability and public procurement and discussions with global thought leaders. Open PEPPOL will raise awareness on how contracting authorities may leverage the CEF “Connecting Europe Facility “program funding for implementing e-Invoicing and e-Delivery in B2G.

http://www.exchange-summit.com/

jeudi, septembre 10 2015

Chine, le grand bond en avant de la facture électronique

Chine


Le programme pilote d'e-facturation a été lancé en Chine en 2013. Son originalité tient en grande partie au fait qu'il intéresse d’abord les échanges B2C, s’appuyant sur les ventes en ligne de deux sites de web marchands, il vise à l'extension aux transactions B2B pour l'ensemble des assujettis.

Deux ans plus tard les retombées du pilote sont là et le paysage de la facturation électronique devient beaucoup plus claire pour Yinghan Miao de Trustweaver. Il est évident que la facturation électronique en Chine représente un marché considérable, à la fois géographique et économique. Par exemple à la fin du 1er trimestre 2015, le montant total des factures B2C émises pour la région de Pékin représentait 64 millions de facture.

À compter du 1er Août, 2015, tous les assujettis à la TVA inclus dans le pilote dans les villes de Pékin, Shanghai, la province du Zhejiang et la ville de Shenzhen doivent commencer à utiliser un système de facturation électronique standardisé après mise à niveau de leurs systèmes . Le Bureau national des impôts a publié une recommandation décrivant les modalités de connexion entre les parties.

En Chine, le régime fiscal repose sur la déclaration préalable de la taxe (tax clearance) contrairement à la France ou la taxe est exigible généralement sur les encaissements (ou sur les débits) . Ainsi, avant d’émettre une facture électronique, le système attribue des numéros séquentiels de facture à chaque contribuable. Le contribuable extrait ensuite les données facture de son système ERP, la facture est signée électroniquement. Pendant ce temps, les données de la facture sont envoyées au centre de traitement des données comptables de l’autorité fiscale par l’intermédiaire du disque dur de contrôle certifié installé dans les locaux du contribuable.

Etats Unis, la facturation électronique du gouvernement fédéral devient obligatoire en 2018

USA


"Pour soulager les trésoreries des entreprises, notamment des petites entreprises, l'administration américaine a pris des mesures pour faciliter les paiements accélérés. Parmi ces mesures, la facturation électronique peut réaliser ces objectifs tout en réduisant également la charge administrative et les coûts pour le contribuable". Ces mesures semblent faire écho à d'autres prises en France dans la cadre de la loi de simplification de la vie des entreprises (1) mais aussi par le choix du gouvernement fédéral américain de s'en remettre à un portail unique de facturation comme celui actuellement développé par l'Etat .


Emboîtant le pas de l’Europe, le gouvernement fédéral Américain qui traite à lui seul un volume annuel de 19 millions de factures rend la facture électronique obligatoire en 2018.

Aujourd’hui environ 40% de ces factures sont électroniques, il s’agit donc d’étendre le dispositif à l’ensemble des factures constatant que les 60% restant sont constitués de factures au format document électronique ou papier ne procurant qu’une faible visibilité sur les paiements et occasionnant des problèmes récurrent de fond de roulement aux entreprises. Un mémorandum du bureau du budget (OMB) en date du 14 septembre 2011 visait déjà à réduire les délais le paiement pour les PME pour les biens et services acquis par le gouvernement fédéral.

Ce nouveau mémorandum (2) impose à l’ensemble des agences fédérales le recours à la facturation électronique d’ici fin 2018 par l’un des moyens suivants :

  • Migration vers l’opérateur de service FSSP « Federal Shared Service Provider » désigné ;
  • Mise en œuvre de la solution agréée et intégrant les exigences de la facturation électronique avec cessation dans le même temps de tout investissement dans d’autres solutions que celle préconisée par l’OMB.


Portail unique et déploiement de standards de facturation

Concernant les FSSP, le mémorandum impose à chaque opérateur de services : Qu’il supporte le système de gestion des attributions (IAE) "Integrated Award Environnement" et développe les interfaces fournisseurs sous la forme d’API "Application Programing interface". Enfin le mémorandum requiert du bureau fédéral du budget (OMB) que celui-ci travaille au développement d’une recommandation portant sur un portail unique à partir duquel les factures pourront être reçues et distribuées. Ce portail devra inclure les FSSP et les solutions déjà utilisées par d’autres agences. Enfin l'OMB devra permettre établissement d’un standard de données pour les factures d’achats et s'engager à créer un forum réunissant l’ensemble des agences pour le partage des bonnes pratiques.

(1) LOI n° 2014-1545 du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

(2) https://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/memoranda/2015/m-15-19.pdf

lundi, juin 22 2015

Pour la facturation électronique, les hôpitaux passeront par la solution mutualisée de l’Etat comme le reste du secteur public

facture med

Le secteur public hospitalier ne dérogera pas à la règle et recevra les factures, comme l’ensemble des collectivités, de la plate-forme de l’Etat, point d’entrée unique de la facture dématérialisée.

Que vous soyez fournisseur de cartouches d’imprimantes, de plats cuisinés ou de dispositifs médicaux, le 1er janvier 2017 (1) vous serez soumis à la même obligation, celle de passer par le portail de l’Etat pour dématérialiser vos factures. Il y aura bien sûr plusieurs façons de le faire, en se connectant au portail directement ou par le canal d’un opérateur de services.

La mise en place d’une plate-forme mutualisée n’interdit pas la connexion via des opérateurs de services, au contraire. Compte-tenu du volume de factures (environ 100 millions par an pour l’ensemble du secteur public) Il est vital que cette desserte soit garantie par la démultiplication des opérateurs. Il en va de même pour les établissements de santé.

Aucun opérateur ne peut se prévaloir d’une quelconque exclusivité pour desservir le secteur hospitalier. Cette exclusivité serait non seulement contraire aux principes de la commande publique mais en contradiction avec l’esprit d’une loi qui vise à ouvrir le plus largement possible l’accès de la facturation aux collectivités. Aucune autorité ne saurait non plus déroger à cette obligation (2) ou imposer à un fournisseur le passage par un réseau spécialisé.
Le fait qu’une facture découle d’une commande émanant d’un hôpital via un réseau EDI spécialisé, n’implique pas de devoir passer par ce même réseau pour émettre la facture. Pour être prise en compte par le circuit ordonnateur des établissements de santé, la facture devra dans tous les cas passer par CPP 2017, constituant le front office de facturation des administrations. Même si la facture tire ses données de la commande, elle passe par un circuit distinct. Le fournisseur pourra facilement faire le choix d’un autre canal de facturation que celui réservé à la réception de la commande EDI.

D'autres éléments sont à prendre en compte. La facture électronique est avant tout une pièce comptable qui matérialise une créance en vue d’une demande de paiement. C’est de ce point de vue un objet particulièrement normé qui explique les enjeux des travaux européens de normalisation (3) dont l'objectif est d'établir un standard intersectoriel unique de facturation, non seulement avec le secteur public mais aussi pour l'ensemble des échanges B2B.

La Directive 2014/55/EU portant sur la facturation électronique des marchés publics vise en premier lieu la facture « Sous une forme électronique structurée qui permet son traitement automatique et électronique ». Par forme électronique structurée, il faut entendre le choix des standards XML (4) qui constituent une évolution majeure par rapport aux standards jusqu'alors utilisés par l’EDI classique. Pour la Commission Européenne la facture XML dans "sa forme structurée" offre de bien plus grandes possibilités et la garantie d’une interopérabilité élargie. Autant d'éléments à prendre en compte avant de choisir un opérateur de dématérialisation.

  • (1) Au 1er janvier 2017 pour les grandes entreprises et les personnes publiques ( Art 3 de l’ordonnance 697-2014 du 26 juin 2014 )
  • (2) L’article 2 de l’ordonnance « L'Etat, sauf impératif de défense ou de sécurité nationale, les collectivités territoriales et les établissements publics ainsi que les titulaires et les sous-traitants admis au paiement direct de leurs contrats utilisent le portail de facturation pour la mise en œuvre des obligations fixées à l'article 1er. »
  • (3) Mandat de normalisation CEN PC 434 « La Commission demande à l'organisation européenne de normalisation concernée d'élaborer une norme européenne pour le modèle sémantique de données des éléments essentiels d'une facture électronique (ci-après dénommée «norme européenne sur la facturation électronique») (article 3)
  • (4) La plate-Forme de l’Etat a fait le choix de deux standards XML : UBL Invoice (UBL 2.1) et UN/CEFACT CII

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