Le NOUVEL ACHAT

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

DEMATERIALISATION

Thierry AMADIEU commente l'actualité de la dématérialisation des marchés publics

Fil des billets

lundi, janvier 17 2011

La dématérialisation vue par les acheteurs publics, une enquête de la DAJ (décembre 2010)

Enquête de la DAJ "La dématérialisation vue par les acheteurs publics"
En réponse à l'enquête de juillet 2010 qui tentait d’évaluer la perception des entreprises, la DAJ renouvelle l’initiative, auprès des acheteurs publics cette fois, pour mesurer la progression de la dématérialisation dans les collectivités. Cette enquête avait pour objectifs de connaître l'opinion des acheteurs sur la dématérialisation et mesurer les disparités entre les niveaux de pratique. Dresser, à partir des estimations données par les participants, un panorama de l'achat dématérialisé, en volume et par grandes catégories de prestations. Déterminer les aspects de la dématérialisation qui sont les plus utilisés. Finalement, comprendre les freins à son développement dans les marchés publics. 337 acheteurs publics se sont exprimés parmi lesquels, 51% de collectivités territoriales, 33 % des services de l’Etat, 6 % d’établissements hospitaliers le reste de collectivités diverses. 94 % des répondants déclarent avoir recours régulièrement à la dématérialisation de leurs marchés. La grande difficulté de l'enquête vient de la représentativité de l'échantillon parmi 36000 collectivités. Dans ce type d'enquête, seuls les plus motivés s’expriment et comme le chat de Schrödinger, le résultat est souvent influencé par les conditions de l'observation.

10% de réponses dématérialisées
Avec moins de 10% (pour 54% des répondants) la part de réponses dématérialisées reste faible. On notera toutefois que pour 19 % des répondants, le nombre de réponses se situe entre 10% et 50% et pour 12% des répondants à plus de 50%. Ces résultats sont révélateurs d’une forte disparité en fonction du secteur d’activité. Le secteur hospitalier présentent une proportion plus forte de réponses dématérialisées alors que le secteur du bâtiment est plus à la peine sur le sujet.

La forte proportion de MAPA réduit encore l’impact de la dématérialisation
Le fait que pour près de 50% des acheteurs publics, les MAPA représentent encore globalement plus de 70% des consultations nous semble être une donnée fondamentalement vérifiée dans la plupart des collectivités. La réponse dématérialisée toujours réglementairement cantonnée aux seules procédures formalisées ne pourra produire d’effets d’échelle tant qu'une forte proportion des procédures échappera encore à ce dispositif. Inciter les acheteurs à recourir au plates-formes de dématérialisation pour leurs MAPA serait un signal fort aux entreprises. Ceci entraine cela ; les acheteurs qui dématérialisent rarement sont proportionnellement plus nombreux (que ceux qui dématérialisent régulièrement - 62% contre 48%) à présenter une proportion de MAPA supérieure à 70% dans leurs marchés. La part de MAPA dépent de la taille de la collectivité et donc de sa propension à recourir à la dématérialisation.
Le profil d'acheteur
Le profil d’acheteur est utilisé pour 93 % à la mise en ligne du dossier de consultation, pour 90% à la publication des avis AAPC , pour 53% aux échanges de courriels sécurisés et pour 45% à la réception des offres. Si l’on savait déjà que le profil d’acheteur est prioritairement utilisé pour la publication et le téléchargement du dossier de consultation, on découvre que l’acheteur l’utilise aussi son profil d’acheteur pour les échanges de courriels sécurisés avec les opérateurs économiques. C’est une donnée très encourageante pour la suite qui nous indique que les acheteurs privilégient la plate-forme comme support d'échanges sécurisés. Ce canal ( même non crypté) offre une traçabilité technique et juridique bien supérieure sur les outils de messagerie qui ne garantissent rien et sont à proscrire dans tous les cas. Encourageant pour l’avenir, dans la mesure où ce canal sécurisé permettra le développement des procédureset des échanges dématérialisés.

Les entreprises ne sont pas demandeuses
Le frein principal à la dématérialisation pour 55% des acheteurs vient des entreprises qui ne montrent pas un grand engouement pour la réponse électronique. Les causes sont connues, le manque d’information et de formation, constat mainte fois corroboré par les enquêtes précédentes. Plus inquiétant, le deuxième frein pour 40% des acheteurs vient d’un manque de garantie de fiabilité ou de défaut de fiabilité pour 33%. Du côté des atouts, la dématérialisation améliore l’accessibilité des consultations pour 85% des répondants, permet la réalisation d’économies pour 63% des répondants, permet la rationalisation des tâches pour 45% et finalement offre une meilleure garantie de la procédure pour 40%.

Il faut achever la chaîne de dématérialisation
Pour 67% des répondants achever la chaîne de dématérialisation devient une priorité devant l’harmonisation des plateformes pour 65% , même si la simplification des règles pour 49% reste une préoccupation récurrente. Si l’on met en perspective les conclusions des différentes enquêtes, les attentes sont identiques du côté des entreprises. La re-matérialisation est un frein majeur aussi bien dans les collectivités qui doivent bien souvent réimprimer les offres pour les transmettre au contrôle de légalité, que pour les entreprises qui déplorent l’interruption du processus au stade de la notification. La conséquence logique est que la signature électronique ne peut se développer dans les collectivités.

jeudi, novembre 18 2010

L'eProcurement Européen dans le secteur de la santé, 5ème conférence PEPPOL à Troyes

A l’occasion de la 5ème conférence PEPPOL (Pan European Procurement OnLine) qui s’est tenu à Troyes du 8 au 10 novembre 2010, l’eProcurement dans le domaine de la santé occupait une place prépondérante. Le 10 novembre une rencontre intéressait tout particulièrement les industriels de la santé avec la présentation de trois études de cas :

  • AUREA, la plate-forme d’eprocurement des CHUs,
  • Le système d’ eProcurement Norvégien du SouthEastern Norway Regional Health Authority ,
  • Le système d'achats unifiés de la 4ème autorité régionale de santé Grecque.

AUREA , France
La France présentait AUREA , la plate-forme d’approvisionnement sous l’égide de Monsieur Joël GOSSE, chef de projet opérationnel et la solution HUBWOO .
L’eProcurement des CHUs affiche des objectifs ambitieux, avec plus de 80 catalogues dans les domaines phares des achats hospitaliers, les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux mais aussi la biologie et les achats généraux. AUREA c’est une gestion complète de la chaîne d’approvisionnement , doublée d’une plate-forme collaborative. A ce jour, onze CHUs adhèrent au projet AUREA (UniHA, le réseau d’achats des établissements hospitaliers compte 55 établissements dont 32 CHUs et 23 centres hospitaliers). AUREA intègre aussi une gestion sophistiquée des catalogues qui accepte plusieurs formats et nomenclatures en entrée.

  • Les données techniques : EUROPHARMAT , pour les dispositifs médicaux et RCP pour les spécialités pharmaceutiques,
  • Les nomenclature standardisées : GMDN, pour les dispositifs et DCI pour les spécialités pharmaceutiques,
  • La classification : CLADIMED, ATC , UNSPSC ou GPC ,
  • Le système de codification : GS1.

Cette démarche est tout à fait conforme au standard d’intéropérabilité CEN/BII__ de PEPPOL pour la gestion des catalogues proprement dits et pour la gestion des nomenclatures de produits, quatre grand systèmes de classification et de description des articles, CPV (Common Procurement Vocabulary) , eCl@ss, GPC, UNSPSC et GMDN dans le secteur medical.

NRHA ,Norvège
La Norvège était représentée par la Norway Regional Health Authority (NRHA) qui par le truchement d’une plateforme nationale permet d’ores et déjà aux opérateurs économiques de répondre aux sollicitations d’achats. La NRHA couvre 4 régions, soit plus d’un million d’habitants et un budget d’achats de 2.5 milliards d’Euros .

La NRHA recoure à l’eProcurement pour près de 22% de ses achats soit un peu plus de 500 millions d’Euros et 55% de produits pharmaceutiques. 200 000 commandes électroniques sont gérées annuellement, à un rythme de 125 commandes par jour, pour atteindre 43 millions d’Euros de commandes par mois en 2010.

La NRHA évalue l’économie globale générée par l’eprocurement à 11700 heures de travail de saisie. En participant au programme PEPPOL, la NRHA déclare vouloir élargir la base de fournisseurs en s’ouvrant à un eProcurement sans frontière. PEPPOL autorise par ailleurs un traitement plus rapide et plus rigoureux des dossiers de réponses.

4è RHA, Grèce
La 4è RHA centralise les achats de 14 hôpitaux. La système d’eProcurement développé par la société GNOMON Informatics permet de gérer à ce jour 394 fournisseurs et 225 339 articles. La RHA participe en tant que pilote au programme PEPPOL.

La plate-forme utilise la nomenclature GMDN et la classification EKEVYL pour les dispositifs médicaux. Sur cette base le système intégré de gestion des catalogues permet une gestion unifiée des articles et l’enrichissement progressif avec d’un côté les spécifications techniques et de l’autre les attributs ou caractéristiques du produit. Il permet ensuite de regrouper ou de désigner des favoris au sein de la base d’articles. Sur cette base le SI centralisé permet d’instiller quatre visions au groupes d’utilisateurs, les données brutes de la base d'articles, les spécifications techniques avancées, un observatoire des prix et des tarifications et la gestion du planning général permettant de déclencher les approvisionnements.

En conclusion :
Cette réunion fût l'occasion d'illustrer par des exemples concrets, qu'un eProcurement Européen est déjà une réalité et qu'il faut l'encourager par des expérimentations à grande échelle. Elle confirme aussi , l’importance stratégique du secteur médical en matière d’eProcurement, en le plaçant au premier rang des priorités pour l’Europe et pour PEPPOL. L’eProcurement est un outil au service d’un achat plus efficace et surtout plus économique ; Il en va là aussi, de la pérennité de notre système de santé .

Plus d'infos sur le site, page : Public procurement
PEPPOL

Thierry AMADIEU

mercredi, novembre 17 2010

Dématérialisation et archivage électronique, une première session très réussie !



La première session du séminaire "Dématérialisation et archivage électronique des marchés publics s'est déroulée le 10 novembre à l'Espace Batignolles à Paris 17è.

Objectif, conduire un projet d'archivage électronique à valeur probante dans son organisation en parfaite maîtrise des problématiques techniques, organisationnelles et juridiques des marchés publics. Deux laboratoires pharmaceutiques, trois fournisseurs de dispositifs médicaux et une administration publique étaient représentés.

Traiter l’ensemble de la problématique en une journée relève du tour de force. Le résultat est à la hauteur des espérances des participants.

Pour Thierry AMADIEU et Thierry BEAUGE , co-animateurs de cette formation, la réussite dépend aussi de l'interactivité avec le groupe. Les échanges, toujours riches d’enseignements pratiques, furent aussi favorisés par la mixité de ce séminaire, composé à la fois d’entreprises et d’acheteurs publics. "C'est un des atouts de cette formation, que de pouvoir installer un dialogue constructif entre un acheteur et un fournisseur et cette formation peut y contribuer." déclare Thierry BEAUGE.

Les évaluations très positives faîtes par les participants confortent aussi la formule et son contenu.

''Stage très très intéressant , à conseiller à la direction juridique". "Permet d’aborder l’archivage comme un vrai projet d’entreprise". "Connaissance générale sur l’archivage et conduite de projet d’entreprise dans le passage au numérique". "Organisation et argumentation pour vendre le projet en interne". "Permet de faire le lien entre deux projets, GED et archivage électronique, en structurant la compréhension du sujet.''

Plusieurs enseignements à tirer pour les prochaines sessions.

Aborder cette problématique, ce n’est pas seulement répondre à la question de l'archivage à valeur probante des appels d'offres mais inscrire le projet dans une démarche d'ensemble de conservation du patrimoine informationnel de l’organisation. L’archivage passe donc par une compréhension élargie à l’échelle de l’organisation, car il s’agit bien d’un projet d’entreprise avant tout.
Il y a sur ce point convergence entre les attentes des organisations, entreprise ou collectivité; même si dans la pratique il y a quelques différences notables dans le traitement de archives.

L’archivage des marchés publics offre l’avantage de cumuler l’ensemble des problématiques techniques et juridiques de l’archivage. C’est un excellent terrain d’expérimentation qui permet de valider les concepts et les solutions avant de les déployer dans d’autres services de l’entreprise (finances, comptabilité etc.) ou d'une collectivité.

Mais pour gagner cette dimension ou sensibiliser sa direction, il faut savoir vendre le projet en interne et cela est aussi important que le projet lui-même.

Conduire un projet, c’est savoir aussi utiliser tout le matériel à sa disposition et tirer les bons tiroirs ; particulièrement quand il s'agit des normes, très nombreuses (ISO 15489,ISO 14721, ISO 27001, 27002 et 27005 , NFZ 42-013, MOREQ2, etc.) qui sont là pour accompagner chaque étape du projet.

Finalement, le besoin s’est fait sentir d’aller plus loin en disposant des moyens d’élaborer une véritable politique d’archivage, indispensable clé de voute du dispositif. Ce sera sans doute l’objet d’une session à part entière sous la forme probable d’un atelier, prolongement logique de ce séminaire.

Rendez-vous est déjà pris pour le 8 février prochain pour une nouvelle session.

Programme et inscription : NouvelAchat

Thierry AMADIEU

vendredi, octobre 15 2010

La Direction des Affaires Juridiques explique son guide de la dématérialisation


La présentation du guide de la dématérialisation à l’OEAP le 14 octobre, fût l’occasion d’échanges nourris, ce qui tend à prouver l’intérêt des opérateurs économiques et des acheteurs pour le sujet.

Tout d’abord, la Direction des Affaires Juridiques confirme que le guide de la dématérialisation n’a pas de portée réglementaire, il s’agit tout au plus d’un mode d’emploi et d’un recueil de bonnes pratiques destiné aux acheteurs publics (et aux entreprises soumissionnaires) pour la mise en place de la dématérialisation.

Par ce guide, la DAJ veut répondre à plusieurs difficultés soulevées par la dématérialisation : la sous-estimation des problèmes d’organisation aussi bien du côté des soumissionnaires que des acheteurs, l’absence d’harmonisation des plateformes et donc des modes opératoires, la chaîne de dématérialisation encore incomplète, enfin la signature électronique.

La DAJ nous rappelle que le « profil d’acheteur » est confondu avec la plate-forme de dématérialisation, quelque soit sa forme, site, portail de collectivités (eBourgogne) ou portail générique (achatpublic.com).

Quel périmètre pour le profil d’acheteur ?
Le profil d’acheteur regroupe la publication des avis, le DCE (dossier de consultation), la réception des offres, le système de messagerie et d’échanges sécurisés. Pour les Mapa (procédures adaptées < à 90 000 Euros) la DAJ encourage l’utilisation du sas d’échanges sécurisé (horodatage, preuves d'envoi etc.) sans l’imposer, ce qui est regrettable, car l’échange des offres par mail nous parait insuffisant et dangereux pour l’entreprise. Avec près de 80% des appels d’offres, les mapa pourraient être un fabuleux accélérateur de la dématérialisation comme l’a déjà prouvé eBourgogne.

Dematérialisation rime trop souvent avec Rematérialisation.
La DAJ encourage la dématérialisation de bout en bout et pourtant ne peut s’opposer à la rematérialisation des dossiers car le code des marchés l’autorise.
Nous assistons encore à de trop nombreux cas de rematérialisation des offres. Frank ROZE des laboratoires BMS s’insurge, " Comment justifier auprès de sa direction, que l’impression complète et l’envoi par courrier d’un dossier préalablement dématérialisé, répond à la demande d'un acheteur public…après tant d’efforts et d’argent consacrés à mettre en place la dématérialisation dans nos services.". Cela à de quoi refroidir les meilleures volontés. Lors du récent chat du Bercy colloc, le mot rematérialisation est revenu très souvent à la bouche des acheteurs. A leur décharge, il est vrai qu'ils sont encore trop peu nombreux à disposer de la signature électronique. Tant que cela durera, il est fort à craindre que la dématérialisation reste un processus bancal.
Dans ces conditions, n’est-il pas prématuré d’envisager de l'étendre à la chaîne complète ?
Le chaînage avec la partie hors procédure (mise au point du marché, DC13, avenant, reconduction etc.) voire la partie exécution (bon de commande, e-catalogue, facturation, paiement) est un point clé pour les entreprises. Du côté des trésoreries, l’infrastructure de télétransmission est en place, alors pourquoi cette « rupture de charge ». N’est-il pas prématuré d'envisager un chaînage complet tant que la notification est encore largement rematérialisée par les acheteurs. Il serait pourtant facile de laisser un canal d’échanges sécurisés et tracés, pour chaque consultation. Ce canal resterait ouvert au-delà de la phase de passation afin d’assurer la continuité de la dématérialisation pour la durée du marché.
Pour surmonter la difficulté de la mixité des modes opératoires, Monsieur Serge DOUMAIN de la DAJ, précise que le nouveau DC1 (remplaçant l’ancien DC4 depuis septembre 2010) comporte une première section XML complétée et signée électroniquement par l’entreprise et une deuxième section qui sera remplie par le pouvoir adjudicateur sans dévalider la signature de l’entreprise. C’est évidemment un progrès considérable même si la question de la conservation, dans un format d'archivage, PDF/A par exemple, reste à résoudre.

La signature électronique en question
La signature fait toujours débat, la DAJ a déployé des efforts de pédagogie pour préciser les précautions d’usage dans son utilisation, les documents à signer, les vérifications à effectuer etc. Elle confirme que la signature d’un zip regroupant tous les documents revient à signer au dos d’une enveloppe et n’a aucune valeur juridique ; la signature étant la manifestation du consentement sur chaque document individuel.
Sur le manque d’interopérabilité de la signature dans les marchés publics, en raison de l’absence de standard commun due à l'hétérogénéité des parapheurs et des formats, Bruno BOUTTEAU, PEPPOL nous rappelle "que le format XADES est un choix Européen et que l’infrastructure de vérification des certificats pour les opérateurs transfrontaliers souhaitant répondre à un appel d’offres en France est déjà en place" mais qu'il faut bien convenir que cela laisse entier le problème de la disparité des plateformes .

Attention à la signature électronique des mandataires
Le DAJ nous rappelle que les règles de la dématérialisation et de la signature électronique s’imposent aussi aux mandataires vis-à-vis de leur mandant. Dans les opérations de sous-traitance ou de co-traitance, les mandataires doivent signer électroniquement. Si certains acheteurs étaient amenés à accepter le DC5 du mandataire signé manuscritement puis scanné, dès l'instant que le mandant a signé électroniquement, il faut voir là une simple tolérance, tout à fait transitoire et sans aucun texte à l’appui. Les bureaux d’études devront donc eux aussi investir dans une signature électronique pour ne pas mettre le maître d’œuvre en défaut. La question des parapheurs électroniques des plates-formes autorisant la co-signature reste entière…

Plus d'infos sur la signature cf. : la signature électronique

Le guide d’achat du GEM DEMAT
Pour compléter le dispositif, les travaux du GEM DEMAT aboutiront à la publication d’un « guide d’achat » fin 2010. Celui-ci vient compléter le guide de la dématérialisation de la DAJ en fournissant des recommandations aux acheteurs et opérateurs économiques dans la mise en œuvre de la dématérialisation.
Ce guide d’achat dont le périmètre couvre l’ensemble de la dématérialisation à l’exclusion des enchères, des systèmes d’acquisition dynamiques et de l’archivage, prône la standardisation des plates-formes et le découplage des outils de signatures . Parmi ces objectifs, permettre aux acheteurs de mieux définir leur besoins en s'appuyant sur des éléments de cahier des charges pour le choix d'une plate-forme ou encore les aider dans la rédaction d'un RC. Du côté des entreprises, développer une soumission expresse encore appelé « circuit court » qui permettrait de désigner à la plate-forme le répertoire de travail où elle peut trouver les fichiers à télécharger, mettre à disposition plusieurs applets de vérification de signature accessible des acheteurs, proposer des règles de nommage des fichiers etc.
Guide de la dématérialisation et guide d’achat sont là pour éviter l’éparpillement de l’information en fournissant un socle stable et définitif, transposable par tous des acteurs de la commande publique. Initiative louable qui évitera sans doute le très dommageable copier, coller des cahiers des charges.
Il faut dire que la DAJ n’est pas avare de ses efforts pour convaincre mais toujours dans la limite de ses prérogatives. Le guide ne peut se substituer au code des marchés « la DAJ ne veut être le prescripteur de nouvelles dépenses pour les Administrations" … seul le RGS est la clé pour passer à la phase industrielle » précise Monsieur Serge DOUMAIN, il ajoute qu’il est peu probable que d’autres secteurs d’activité se voient imposés la dématérialisation obligatoire, comme ce fût le cas pour l’informatique au 1er janvier 2010; en tous cas rien avant 2015. La DAJ compte plus sur une adhésion volontaire, que réglementaire des opérateurs économiques.

- page 4 de 5 -