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EUROPE - PEPPOL - Open PEPPOL

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mercredi, février 12 2014

Open PEPPOL contribue aux développements du programme MIE de la Commission Européenne pour l’interconnexion des services de l’Union

CEF


Le programme MIE « Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe » ou « Connecting Europe Facility (CEF) » de la Commission européenne définit pour la période 2014-2020, le plan de développement de l’interconnexion des réseaux et des services dans l’espace européen.



Ce document , a servi de base de discussion au comité d’experts réunis le 14 janvier 2014. Conformément à la réglementation européenne en matière de financement, ce programme devra être adopté avant le 31 mars 2014. Les Etats membres étaient invités à formuler leurs remarques avant le 23 janvier. Doté d’une enveloppe de 1 Md € dont 850M € pour les seuls services d’infrastructure. Le projet MIE (CEF) est destiné à favoriser le développement des projets d'intérêt commun en Europe, supprimer les barrières et contribuer au développement du marché unique, à la compétitivité européenne, l'intégration sociétale et la croissance économique globale. En soutenant le déploiement des infrastructures transeuropéennes concrètement fondées sur des solutions techniques et organisationnelles matures, le programme MIE devrait permettre le déploiement de réseaux et stimuler les échanges et la collaboration avec (et dans) le secteur public dans l’ensemble de l’Union. Il est essentiel que cette coopération ait lieu par une coopération active des administrations des États membres pour permettre le renforcement de l'interopérabilité technique transfrontalière de leurs services.

D’ici 2017 l’objectif est de faire reposer cette infrastructure sur 500 points d’accès et 300 autorités de certification dans l’ensemble de l’espace européen et d’atteindre un volume de transactions de 1 million de factures électroniques par mois. Le réseau PEPPOL compte aujourd'hui 70 points d'accès en Europe et enregistre 500 000 transactions par mois.

Lire le communiqué Open PEPPOL France MIE

Le Parlement adopte le nouveau mécanisme pour l'interconnexion en Europe

mardi, février 11 2014

La Russie rejoint Open PEPPOL pour développer le e-Commerce avec l'UE

eCommRussie

L'Autorité nationale de certification de Russie (NCA) est maintenant connectée au réseau européen PEPPOL avec pour objectif de susciter l’adhésion des plates-formes de e-commerce russes et européennes et d’harmoniser les procédures communes transfrontières pour le développement des échanges entre l’Union et la Russie.


Depuis 2009, NCA s’active à développer une coopération entre les autorités de la Fédération de Russie et l’Europe afin de garantir la sécurité et la reconnaissance juridique des transactions du commerce électronique dans plusieurs domaines de la santé à l'éducation en passant par les services publics.

Nous observons que les processus d'intégration sont en marche et impliquent de plus en plus de pays dans le Monde. Les technologies de l'information permettent désormais de s’affranchir de la plupart des difficultés techniques du commerce électronique mais il reste encore nombreuses zones d’ombres dans les domaines de la réglementation ou des aspects juridiques. C’est pourquoi, la NCA veut fournir en premier lieu une assistance juridique, organisationnelle et technologique à ses clients. Il est très important pour nous d’adhérer à une approche commune pour le commerce électronique transfrontalier. PEPPOL est un bon exemple d'une coopération réussie dans un environnement particulièrement complexe qui aboutit aujourd’hui à l’interaction des utilisateurs situés de part et d’autre des frontières. Nous espérons qu'avec Open PEPPOL, NCA soit en mesure de déployer une plate-forme de confiance pour l’ensemble des opérateurs concernés de différents Etats – déclare Maksim Hotchenkov , PDG de NCA Russie .

En dix-huit mois NCA Russie en coopération avec Open PEPPOL et IBM Danemark a relié les infrastructures russes et européennes pour le commerce électronique. Le dernier trimestre 2013 a vu l’aboutissement de ces travaux avec la signature de deux accords, le premier entre NCA et Open PEPPOL permettant la connexion de NCA en tant que point d’accès ldu réseau PEPPOL, un second accord a été conclu entre NCA et IBM Danemark désignant ce dernier comme opérateur PEPPOL .

Open PEPPOL va accueillir NCA Russie dans notre réseau . Cela marque une étape importante dans la réalisation de la normalisation dans les marchés publics électroniques avec un ancrage fort des solutions conformes à PEPPOL au niveau international. PEPPOL confirme son rôle de premier plan dans la promotion généralisée de l’interopérabilité et de l'intégration économique européenne. - déclare André Hoddevik , secrétaire général OpenPEPPOL .

La connexion à l'infrastructure de PEPPOL n’est qu'une première étape d’une longue liste de tâches de coordination du commerce électronique transfrontalier et d’échanges B2B . Nous sommes convaincus que ce partenariat avec IBM et Open PEPPOL Danemark nous placera sur la voie du succès. - déclare Alexander Sazonov , Directeur adjoint du Développement à NCA Russie .

La participation active des plates-formes de commerce électronique russes et européennes est maintenant requise pour l’évaluation des technologies permettant de développer le commerce électronique entre la Russie et l’UE sur la base de procédures unifiées ; l’harmonisation des procédures d’identification et d’authentification des participants aux échanges B2B, l’analyse et harmonisation des protocoles d’échanges et de le recensement des documents commerciaux électroniques .

La coordination du commerce électronique transfrontière est une tâche ambitieuse mais atteignable avec la coopération d’Open PEPPOL et d’IBM. Nous avons fait les premiers pas dans cette direction et nous invitons les opérateurs des plates-formes de commerce électronique russes et européennes et aux autres parties intéressées à rejoindre à notre initiative. - Conclut Alexandre Sazonov.

Lien vers le communiqué de NCA

jeudi, décembre 19 2013

STORK 2.0 bâtit une Europe sans frontière de l’identité numérique

stork
Le 10 décembre STORK fait de l’interopérabilité une réalité en annonçant la reconnaissance mutuelle de l’identité numérique dans 19 Etats membres participant au programme STORK 2.0. Le programme STORK fait partie des projets de grande échelle de la Commission Européenne ICT-PSP « compétitivité et innovation dans le domaine numérique » au même titre que PEPPOL, EPSOS ou eCODEX qui, chacun dans son domaine intéresse l’identité numérique des opérateurs économiques et des autorités administratives. Cette exigence d’interopérabilité, crédo de la Commission Européenne, est réaffirmé dans le vaste projet eSENS d’une infrastructure européenne sans frontière pour l’ensemble des services aux citoyens et aux entreprises.

Contribuant à réaliser une convergence du système d'identification et d'authentification électronique dans toute la zone européenne, STORK 2.0 reprend une grande partie les développements techniques réalisés par STORK avec pour objectif la réalisation d’une interopérabilité à grande échelle. STORK 2.0 va permettre aux personnes physiques et morales d’être reconnues au sein de l’Union non seulement sur la foi de leurs seules pièces d’identité mais désormais à partir d’une identité numérique. L’identité numérique est indispensable au développement du commerce électronique et des échanges B2B comme aux échanges B2G avec les autorités administratives. Aussi les Etats se sont attelés à la tâche difficile consistant à délivrer des certificats pour chaque usage. La carte d’identité numérique, pouvoir régalien de l’Etat, fait encore débat en France alors que pour bon nombre d’Etats elle est déjà une réalité.

La France a fait le choix d’une participation qui pourrait être considérée comme minimale sans la représentation de Chambersign, autorité de certification des chambres de Commerce, au sein du consortium. D’autres Etats affichent résolument leur intérêt dans STORK 2 avec plusieurs programmes allant de la carte d’identité Nationale aux applications professionnelles jusqu'à la sécurisation des paiements et des applications mobiles. (*)

Compte-tenu de vrais atouts en la matière, il est regrettable que notre pays qui dispose d'une industrie du numérique innovante avec de nombreuses PME performantes et de surcroit inventeur de la carte à puce ou du code barre, ne soit pas plus présent dans un programme européen dont les débouchés pourraient se chiffrer en millions d’utilisateurs. Le programme eSENS dans lequel la France à confirmé sa particitation offrira peut-être l'occasion de relancer le débat autour d'un véritable serpent de mer que constitue l'identité numérique.

(*) voir la liste STORK 2.0 par Etat

mercredi, novembre 6 2013

La position de PEPPOL sur la Directive e-Invoicing

OpenPEPPOL

Open PEPPOL soutient le projet de Directive tout en attirant l’attention de la Commission sur les écueils de la mise en œuvre. Pour Open PEPPOL il est indispensable de préciser les modalités d’application, le cas échéant par actes délégués. Cet ajustement nécessaire conditionne l’impact de la mesure et in fine l’adoption des utilisateurs.
A la demande de la Commission, Open PEPPOL a précisé sa position concernant le projet de Directive facture électronique. En tant que projet de grande échelle (Large Scale Project) sponsorisé par la Commission, Open PEPPOL souhaite attirer l’attention sur les travaux accomplis pour le développement de la facture électronique de l’e-procurement public en Europe. PEPPOL s’est en effet illustré par une contribution déterminante dans deux domaines:

  • Le choix d’un modèle d’implémentation pérenne reposant sur des standards ouverts pour l’e-procurement qui offre aux utilisateurs une opportunité de passer plus facilement de la théorie à la pratique ;
  • Un réseau ouvert et sécurisé permettant l’acheminement des messages de l’e-procurement selon un protocole sécurisé.


Le modèle d’implémentation PEPPOL BIS « Business interoperability specification » repose exclusivement sur des standards, ceux découlant des recommandations des travaux CEN BII et du CWA 16562 permettant de décrire les échanges électroniques utilisés par l’e-procurement (et la facture électronique) dans l’exécution post-attribution (post-award) des marchés. Le réseau PEPPOL qui a l’ambition de réduire les obstacles du défaut d’interopérabilité des réseaux privés en proposant un protocole sécurisé et un cadre légal conforme à la gouvernance PEPPOL (matérialisé par un accord « Transport Infrastructure Agreement » avec les opérateurs de services).

Modèle sémantique unique, syntaxes multiples ?
Open PEPPOL fait remarquer qu'au delà d’un modèle sémantique commun résultant des travaux du CEN ; il faut aussi que les syntaxes supportées restent en nombre limité (même si la directive laisse les opérateurs implicitement libres de ce choix) (1). Sans cette précaution, le coût de la conversion d’une syntaxe à une autre pourrait réduire drastiquement les bénéfices de l’interopérabilité. A l’appui de ce constat, Open PEPPOL cite une étude de l’ESV (Ministère des Finances Suédois) qui révèle que le coût de la conversion de formats pour 540 collectivités publiques Suédoises (quantité négligeable au regard de nos 50 000 collectivités) pourrait s’élever à 10 Millions d’euros. Ce coût pourrait affecter sévèrement le modèle économique avec un impact estimé à deux fois celui correspondant à la mise en place du service. Bien sûr la collectivité faire reposer cette tâche sur son opérateur de service qui lui-même cherchera à éviter de faire des conversions en tous sens par des accords bilatéraux avec d’autres opérateurs, tout comme l’éditeur de logiciel financier ou comptable devra faire le choix d’un format unique d’import ou d’export de facture. (2)

Pour Open PEPPOL, l’utilisation de formats structurés est aussi fondamentale que les standards et équivaut à faire un choix stratégique pour l’avenir de l’e-procurement. Les technologies XML intimement liées au développement des formats structurés sont seules capables à terme de garantir une interopérabilité des systèmes et un traitement (semi) automatisé des données. En effet au-delà de la problématique du choix d’un modèle standard, le bouclage systématique des flux (catalogue-commande-facture-paiement) qui est le seul à permettre l’effet de levier escompté avec un maximum de gains immédiats, repose sur ces choix technologiques. Les taux d’erreurs rencontrés dans le rapprochement commande-facture (invoice reconciliation) sont une parfaite illustration des conséquences de choix inadaptés.

Le modèle BIS dérivé du CEN/BII prôné par Open PEPPOL, constitue le dénominateur commun de la facture électronique pour les échanges transfrontières en Europe. Open PEPPOL recommande à la Commission de prendre des actes délégués (3) pour préciser la façon avec laquelle elle entend assurer l’interopérabilité des formats, des traitements et les protocoles de transmission notamment dans le cadre des échanges transfrontières, domaine où la Commission peut exercer pleinement son autorité de régulation.

Si le modèle sémantique unique se fonde uniquement sur le CWA 16562 pour créer une nouvelle norme, alors Open PEPPOL estime que le CEN (qui a largement anticipé ce travail avec la 3ème vague de développement du CEN/BII) devra disposer de 24 mois pour développer cette nouvelle norme, réduisant d’autant la période de transposition. Même si le délai de 48 mois qui correspond à un allongement du délai classique en raison des impacts technologiques de la dématérialisation peut paraître excessivement long ; la proposition d’Open PEPPOL nous assez réductrice car elle ne tient pas compte des difficultés de transposition qui croit proportionnellement avec la disparité de nos législations.

Quelle forme d'obligation et sous quels délais ?

Si le modèle sémantique unique se fonde bien exclusivement sur le CWA 16562 pour créer une nouvelle norme, alors Open PEPPOL estime que le CEN (qui a largement anticipé ce travail avec la 3ème vague de développement du CEN/BII) devrait disposer de 24 mois pour la développer, réduisant d’autant la période de transposition. Même si le délai de 48 mois qui correspond à un allongement du délai classique de transposition en raison des impacts technologiques de la dématérialisation peut paraître excessivement long ; la proposition d’Open PEPPOL nous semble par trop réductrice car elle ne tient pas compte des difficultés de transposition qui croissent proportionnellement à la disparité de nos législations. C’est le cas notamment de la France où la prolixité de nos textes réclame de la part de nos autorités bien plus de clairvoyance qu'ailleurs.

Open PEPPOL souhaite encourager l’adoption non seulement en rendant obligatoire l’acceptation des factures électroniques par les autorités administratives sous la réserve que ces factures respectent les conditions prévues par la directive mais aussi en permettant aux collectivités de l’imposer aux entreprises. Pour illustrer les vertus de l’obligation, Open PEPPOL prend l’exemple de la Norvège qui après avoir autorisé la transmission de factures électroniques le 1er juillet 2011, décida un an plus tard au vu de résultats mitigés, de la rendre obligatoire pour les nouveaux marchés des administrations centrales notifiés après cette date. Depuis plus d’ 1 million de factures ont été reçues à un rythme de croissance de 20 à 30% par mois.

Depuis 2010, la réponse dématérialisée aux marchés peut être imposée par l’acheteur public. Ne serait-il pas envisageable d’imposer la facturation électronique dans les mêmes conditions aux entreprises voire même descendre en dessous des seuils communautaires. Il reste à mesurer les conséquences d’une telle mesure pour les entreprises qui dans l’esprit du législateur et en vertu du principe d’égalité de traitement, doit rester neutre sur le plan économique ; article 16 de la directive - « la présente directive n’entraîne pas de coûts ou de charges supplémentaires pour les entreprises ». Alors que la Directive reste muette sur ces modalités, le mode d’emploi cher à Open PEPPOL nous semble d’autant plus indispensable.

(1) article 11 du projet de Directive : « L’interopérabilité sémantique implique que le sens exact de l’information échangée soit préservé et bien compris de manière univoque, indépendamment de la manière dont cette information est physiquement présentée ou transmise »

(2) Dans le cadre du CEN/BII 2, le CEN s’est livré à un « mapping » entre le format pivot du profil facture (information requirements model) et les syntaxes (obligatoires) UBL 2.0 et CII « Cross Industry Invoice » CCTS V2.0

(3) acte délégué : article 290 TFEU « Un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir d'adopter des actes non législatifs de portée générale qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels de l'acte législatif. »

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