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EUROPE - PEPPOL - Open PEPPOL

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mardi, juin 5 2012

7 ème conférence PEPPOL à ROME, 29 et 30 mai ; pérennité et maturité

TREVI

La 7ème et ultime conférence PEPPOL qui s’est tenue à Rome les 29 et 30 marque la fin du projet PEPPOL . « At least but not last » cette conférence fut l’occasion d’une synthèse des travaux et des réalisations mais aussi l’annonce du lancement officiel d’Open PEPPOL qui prendra le relais de PEPPOL pour soutenir les développements de la communauté PEPPOL. Autre annonce importante, la commission soutient ardemment le projet BCSS « Basic Cross Sector Services » doté de plusieurs millions d’Euros qui s’inscrit dans le vaste projet d’infrastructure structurant pour l’Europe doté de 2 Milliards d’Euros visant à créer des ponts numériques entre les Etats à l’horizon 2020 et qui reprendra en grande partie des composants techniques développés par PEPPOL. De ce côté, la pérennité est assurée. Mais que faut-il retenir de ce forum ? Avant tout, la grande maturité des cas présentés, qui prouvent que le marché est définitivement en phase d’appropriation de PEPPOL. Fort heureusement, certains opérateurs l’ont bien compris.

Surprenante Italie
Honneur à nos hôtes. Le choix de la majestueuse cité éternelle comme écrin du 7ème forum PEPPOL n’est pas pour rien dans le succès de cette manifestation. Mais enfin, rendons à César ce qui appartient à César. L’Italie a fait montre de plusieurs cas pilotes particulièrement audacieux et encourageant pour l’avenir de PEPPOL en Italie.

L’Italie en pointe sur le catalogue électronique.
La CONSIP, plate-forme des appels d’offres du Ministère des Finances Italien a lancé un appel d’offres entièrement électronique pour le compte du consulat Italien en France. Deux opérateurs économiques Français ont joué le jeu. La définition des besoins a été effectuée sur la plate-forme ACQUISTINREPETA.IT à partir des spécifications du système de gestion de catalogue (pre-award) de PEPPOL. Le Catalogue produit une feuille de style XML qui détaille les caractéristiques des biens et des services achetés. Ce fichier est lu et complété de l’offre de l’opérateur économique et ensuite renvoyé à la plate-forme, très simple. Le Consulat procéda ensuite à la notification électronique signée électroniquement par l’entreprise. Giancarlo DE STEPHANO résume bien les leçons à tirer de ce pilote. Les écueils sont liés le plus souvent à la barrière de la langue et au cadre légal plus qu’aux aspects techniques ou fonctionnels toujours surmontables.

La commande électronique avec TELECOM ITALIA
Par sa plate-forme ACQUISTINREPETA.IT, le gouvernement Italien passe commande à la compagnie de téléphonie Italienne TELECOM ITALIA via le point d’accès PEPPOL opéré par le Groupe TESI. Le premier travail a consisté à l’intégration des composants techniques PEPPOL au portail de commande de la CONSIP. L’acheteur prépare sa commande qui ensuite est transformée d’une part en un document PDF et un message XML d’autre-part. La commande est ensuite signée électroniquement puis acheminée via le point d’accès PEPPOL. Les gains attendus d’un tel système de commande sont simples, à raison de 15 000 commandes annuelles et de 5 minutes de traitement manuel par commande, le gain est de 7,8 ETP par mois. Pour systématiser ces échanges, il est prévu que la plateforme de commande ACQUISTINREPETA.IT devienne à terme elle aussi un point d’accès PEPPOL.

Les Nordiques à l'assault des marchés
Le cas Finlandais, PEPPOL s’adapte parfaitement à l’écosystème de BASWARE
Aucune réglementation particulière ne pèse sur l’e-Procurement Finlandais. Le champ est donc libre pour créer un forum d’échanges entre partenaires publics et privés. Liberté ne rimant pas nécessairement avec anarchie, l’agence Finnoise de développement des systèmes d’information (Tieke) joue son rôle d’autorité de régulation en imposant des règles et des standards et sans doute bientôt PEPPOL comme standard d’échanges avec le secteur public. BASWARE présente deux cas de pilotes associant BASWARE en tant que plateforme de dématérialisation; envoi de facture électroniques de la société STAPLES vers l’Etat Finlandais et la société ARGON MEDICAL vers la région hospitalière Danoise MIDT (Hospitalsenheden) via la plate-forme gouvernementale Danoise NEMHANDELN. BASWARE conclut, PEPPOL s’intègre parfaitement à l’environnement de facturation des clients de BASWARE et apporte de la valeur à plus de 730 000 clients de BASWARE au niveau Mondial.

Article PEPPOL sur le site de BASWARE

Le Danemark détient toujours le record des factures électroniques
Avec 75 millions de factures échangées entre 2005 et 2010, le Danemark établit un record absolu en Europe. Il faut dire que la dématérialisation des factures avec le secteur public est obligatoire depuis 2005. D’abord constitué de factures numérisées, la facture structurée fondée sur le standard UBL 0.7 s’est progressivement imposée représentant aujourd’hui près 80% du flux à un rythme d’environ 1,6 millions de factures par mois aujourd’hui. Sven RASMUSSEN - de la Danish Agency for Digitisation détaille les avantages du portail NemHandel pour les opérateurs et qui se résume en trois points, facile, sure et souple d’emploi.

L’ Ecosse trouve dans PEPPOL un levier à sa politique d’indépendance
La meilleure illustration qui fût donnée de la capacité de PEPPOL à relier les communautés en Europe, résidait sans doute dans l’exposé d’Alistair MERRILL- responsable des achats pour le gouvernement Ecossais. Par décision du Parlement Britannique (Scotland Act) la dévolution de la responsabilité de l’achat public fût donnée de façon pleine et entière au gouvernement Ecossais en 1998. Avec 153 Milliards d’Euros de Produit intérieur brut, l’Ecosse exporte près de 58 milliards d’Euros de biens et de services vers l’Europe (UK inclus). Dans ce contexte, le gouvernement Ecossais considère l’eProcurement comme un levier au service de sa politique d’indépendance vis-à-vis du Royaume Uni. En connectant les opérateurs économiques Ecossais au réseau PEPPOL, PEPPOL leur offre une fenêtre sur l’Europe et un accès direct au marché de l’UE.

Le bilan Français

Pas d’adoption sans imposition
Christophe ALVISET du Minefe, décrit le long parcours de la dématérialisation des marchés publics en France. Depuis l’autorisation des marchés dématérialisés en 2001 jusqu’à l’obligation faîtes aux acheteurs d’accepter les factures électroniques et les offres dématérialisées pour les marchés supérieurs à 90 K€ en 2012, la dématérialisation progresse trop lentement. Si le téléchargement s’est généralisé facilement avec plus de 90% , les réponses électroniques (une réponse électronique pour seulement 20% des appels d’offres au dessus des seuils) et les contrats en ligne peinent à décoller. Il est vrai que le back office et les agents des Administrations ne seront vraiment prêts à traiter l’électronique qu'en 2015. Beaucoup trop de plates-formes , une signature électronique délicate dans la pratique ; il est logique que les entreprises voient dans la dématérialisation un risque immédiat qui supplante largement les bénéfices. Après plus de 10 années d’un parcours difficile, une seule conclusion semble s’imposer pour Christophe ALVISET. L’adoption passera par la mise en œuvre de mesures coercitives. PEPPOL participera à cette évolution sur plusieurs plans. En jetant les bases de développement d’un ensemble de services dématérialisés dans les marchés publics, en encourageant le passage du document au message structuré (commande, facture) en facilitant le chaînage de la passation et de l’exécution des marchés.

L’Adetef lance une appel d’offres gratuit pour tester PEPPOL

Alain DUCASS- Adetef Responsable du projet PEPPOL pour la France dresse un bilan encourageant du développement de PEPPOL en France. Les pilotes sont nombreux et presque dans tous les domaines. Pour la vérification de signature et du dossier virtuel d’entreprise (VCD) cas présentés par Thierry AMADIEU, responsable des pilotes PEPPOL, dans le cadre d’une session parallèle avec achatpublic.com, CG10, Place (Place des marchés Interministérielle), e-Attestations et des projets, e-Megalis, Maximilien ; dans le domaine de l’exécution, avec le catalogue électronique dans le healthcare avec les hôpitaux publics ; la facture électronique, UGAP, CG10 et QWEEBY , les points d’accès SERES et TRADESHIFT etc. Pour encourager l’adoption, l’Adetef lance un appel d’offres gratuit (*) qui permettra de tester les outils PEPPOL.

Jean François JUNGER - Head of Sector, DG INFSO ICT for Government and Public Services, conclura ce forum en insistant sur le fait que PEPPOL a su démontrer la possibilité d’une meilleure interopérabilité entre Etats et opérateurs à l’échelle de l’Europe, mais rien ne se fera vraiment sans un soutien politique volontaire, le support de toute l’industrie des technologies de l’information et la mise en œuvre des outils PEPPOL par les pouvoirs adjudicateurs publics et privés eux-mêmes qui passe sans doute par la référence explicite à PEPPOL dans leurs appels d’offres.

(*) Référence de l’appel d’offres Adetef de test PEPPOL : 2012-M-009-TESTPEPPOL

jeudi, avril 26 2012

Des marchés entièrement électroniques en Europe en 2016 ?

Communiqué de Presse de la Commission Européenne du 20 avril 2012

La commande publique en Europe représente 2000 milliards d'Euros. 5% d'économies supplémentaires sur les dépenses de passation des marchés représenteraient 100 milliards d'Euros, l’équivalent de 150 grands hôpitaux. Pour réaliser cet objectif d'économies, la Commission Européenne souhaite prioriser la voie électronique pour la passation des marchés d'ici 2016.

L’ambition de la Commission Européenne est désormais dans « le contexte de la modernisation des directives européennes sur les marchés publics (dispositions adoptées en décembre 2011), de faire de la passation électronique la règle plutôt que l'exception, en en faisant la méthode standard dans toute l'UE d'ici à la mi-2016 ».
La Commission donnera l’exemple en utilisant exclusivement l’électronique pour ses propres marchés d’ici 2015.

Michel Barnier, commissaire européen, déclare : «Il est temps d'agir. La passation électronique de marchés publics représente un potentiel inexploité important pour l'économie de l'UE. Elle peut simplifier le déroulement des passations de marchés, réduire la charge de travail et les coûts, accroître la participation des PME et déboucher sur une meilleure qualité et des prix plus faibles. Plus tôt la transition commencera, plus tôt les avantages offerts par la passation électronique de marchés se concrétiseront.»
Pour accompagner cette transition, des mesures techniques et un financement de l’UE permettant le développement de l’infrastructure de passation électronique de marchés publics (c’est l’ambition de PEPPOL bientôt relayé par le futur projet BCSS « basic cross sectors services »). La diffusion de bonnes pratiques visant à intéresser et à encourager l’adoption des acteurs…

Mais l’Europe est à la peine.
Alors que l’on recense plus de 230 plates-formes de marchés publics en Europe, les entreprises recourent encore trop insuffisamment à l’électronique pour y répondre, selon Eurostat en 2009, moins de 9% des TPE-PME et un peu plus de 20% de grands entreprises.

Malgré un dispositif renforcé depuis le traité de Lisbonne. Les directives n° 2004/17/CE et° 2004/18/CE du 31 mars 2004 relative à la coordination des procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services, J.O.U.E L 134 du 30 avril 2004 . La directive 2006/123/CE du 12 décembre 2006 (2) relative aux services dans le marché intérieur ; confirment la priorité donnée à l’électronique.

Liberté d’accès aux procédures dématérialisées.
Dans le même temps 85% des répondants au livre vert se sont prononcés pour une plus large intervention de l’UE dans la réduction des obstacles aux échanges transfrontières. Les exigences sont, la reconnaissance mutuelle des applications et des personnes (l'identification et l'authentification des serveurs), l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes, une plus grande normalisation, la clarification des règles et des principes juridiques.

Par exemple, la Commission qui souhaite gommer les freins liés à la défiance des opérateurs vis-à-vis de la problématique de sécurité des échanges électroniques en recommandant l’utilisation de la signature électronique selon certaines conditions. C’est le propos de la décision de Commission Européenne du 25 Février 2011 (3) à effet du 1er août 2011, établissant des exigences minimales pour le traitement transfrontières des documents signés électroniquement conformément à la directive services.

Pour aller plus loin, un comité d’expert a été désigné pour travailler à la modernisation de la commande publique (4) avec comme axes de travail, la simplification des procédures un recours plus large aux techniques de la négociation et moins aux procédures formalisées, l’électronique envisagé à moyen terme comme mode privilégié de communication dans les marchés publics l’intégration de critères qualitatifs dans les appels d’offres et un accès plus large aux PMEs.

L’Europe doit imposer à défaut de convaincre, c’était aussi une des conclusions de livre vert pour 53% des interviewés (voir notre article (5)). Laisser le marché s’organiser autour d’un sujet aussi complexe et réglementé freine au lieu d’encourager les initiatives. Il est peut-être temps d’envisager des mesures plus catégoriques. L'exemple Danois est-il reproductible? certains pays semblent le penser.

(1) http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/12/389&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

(2) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:053:0066:0072:FR:PDF



(3) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:376:0036:0068:fr:PDF

(4)http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/11/1580&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

(5) http://amadieu-conseil.eu/dotclear2/index.php?tag/commission%20Europ%C3%A9enne

mercredi, janvier 25 2012

PEPPOL, GS1 et EUROPHARMATIC, développent un standard e-Catalogue dans le domaine du Healthcare Européen

A l’occasion du 12 décembre, GS1 et EUROPHARMATIC annoncent avec PEPPOL Healthcare, le lancement d’une première version d’un catalogue électronique développé en partenariat avec les hôpitaux.

L’ouverture sur l’Europe

Déjà présent dans le domaine du Healthcare, GS1 en s’associant à PEPPOL fait jouer la complémentarité des approches centrée sur l’identification unique du produit héritée de BarCodes et l’e-Procurement proposée par PEPPOL.

Avantages pour l’acheteur hospitalier, recueillir en temps réel une donnée produit, porteuse d’une information logistique, commerciale et technique unique, validée par l’émetteur et transmise part tout fournisseur du Healthcare situé en Europe.

Avantages pour le fournisseur, connecter facilement son système d’information à un point d’accès PEPPOL et pouvoir transmettre son catalogue électronique à un n’importe quel hôpital Européen connecté à PEPPOL.

A propos de GS1 et d’EUROPHARMATIC

EUROPHARMATIC, créé en 2001, cet éditeur Français est leader dans le développement de logiciels permettant le traitement informatisé des appels d’offres dans le domaine de la santé.

GS1, organisme de concertation paritaire présent dans 109 pays est créé en 1972 par la volonté des industriels. Le but, permettre au producteur d’un produit d’échanger avec ses partenaires un message électronique comportant toute l’information relative à ce produit et aux logistiques associées.

PEPPOL, de son côté, a l’ambition d’imposer dans l’e-Procurement un standard d’interopérabilité Européen reposant sur les normes CEN/BII et UBL ainsi qu'une infrastructure supportant ces échanges au travers du « cloud » Européen.

L’offre d’EUROPHARMATIC et GS1



EUROPHARMATIC développe les logiciels Epicure et Eurydice utilisés respectivement par les hôpitaux et les industriels de la santé pour échanger des données concernant les spécifications des produits et les prix. Ces logiciels sont utilisés par plus de 200 sites hospitaliers, 500 adhérents hospitaliers de groupement et 110 Fournisseurs pharmaceutiques en France et en Europe.

GS1 a développe le réseau GSDN qui permet de collecter la base de données catalogue du fournisseur et de la synchroniser avec celle de son client avec une garantie d’unicité de la fiche produit.

Pour plus d'infos contacter : Thierry AMADIEU

Thierry AMADIEU, le 15 janvier 2012

mercredi, juillet 6 2011

PEPPOL : Adetef lance un appel d'offres pour la création de points d'accès PEPPOL en France

Cet appel d'offres multi-attributaires a pour objet de connecter les services et les applications des opérateurs au cloud PEPPOL. Les prestataires retenus dans le cadre de cette consultation devront fournir aux partenaires de PEPPOL un moyen de véhiculer des messages de façon interopérable, traçable et sécurisée. Ceci s'appuie sur une infrastructure de transport (BUSDOX, ou Business Document Exchange Network) utilisant un profil de transport de haut niveau (START, Secure Trusted Asynchronous Reliable Transport) et des points d'accès (AP, Access Point). Chaque utilisateur doit être enregistré dans un point d'accès et dans un Service Metadata Publisher (SMP) qui contient des informations sur la manière de joindre le destinataire d'un message donné, en particulier le point d'accès auquel l'utilisateur est affilié. le prestataire devra en outre être en mesure d'effectuer la réception, la transformation et validation des messages transmis, qu'il s'agisse de flux de catalogues, de commandes ou de factures etc.

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