Le NOUVEL ACHAT

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MARCHES PUBLICS

Thierry BEAUGE commente l'actualité  des marchés publics

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mercredi, janvier 25 2012

La DAJ fait un appel à commentaires sur le projet d'arrêté "signature électronique"

La DAJ est dans la dernière ligne droite. L'arrêté signature assouplissant les conditions d'utilisation de la signature électronique et très attendu de l'ensemble des opérateurs économiques est dans sa phase finale. Vos commentaires sont les bienvenus..

De quoi s'agit-il ? Les opérateurs économiques pourront désormais,

Utiliser le certificat et la signature de leur choix, sous réserve de sa conformité aux normes du référentiel général d’interopérabilité, et au référentiel général de sécurité.
Tous types de certificats sont utilisables sous réserve de correspondre au spécifications du RGS, c'est à dire être un certificat de niveau 2 ** étoiles ou plus. Il n'est plus fait référence à la PRIS V1 , qui reste bien sûr valable mais sort du champ pour préparer le terrain à la prochaine directive et le décret RGS prévu en 2013. Nous sommes donc un peu au milieu de nulle part sur le plan des textes mais d'un point de vue pratique rien ne change pour l'utilisateur c'est l'essentiel.

''Art. 2. − I. Les pouvoirs adjudicateurs, entités adjudicatrices et opérateurs économiques utilisent un certificat de signature appartenant : 2° à l’une des catégories de certificats délivrées par une autorité de certification européenne mentionnées sur la Trust-service Status List (TSL). La TSL est mise à disposition du public par voie électronique par la Commission européenne ;''

Le pouvoir adjudicateur ne saurait refuser une signature réalisée à partir d'un certificat Etranger référencé dans la TSL Européenne. Si cette TSL tient une liste de certificats à jour, elle n'associe aucun moyen de vérification. C'est pourquoi le projet PEPPOL a développé un outil de vérification permettant en quelques clics d'interroger la plupart des certificats listés.

''Art. 3. – I. Le format de signature est conforme au référentiel général d’interopérabilité défini par le décret du 2 mars 2007 susvisé. II. Sauf indication contraire dans le règlement de la consultation ou la lettre de consultation, la signature est au format XAdES, CAdES ou PAdES,''
Quant au format, celui-ci conforme au RGI, invite sauf avis contraire du RC à l'utilisation des formats avancés de signature XML (XADES) CMS (CADES) et PDF (PADES). Cette décision est de nature à encourager les opérateurs à intégrer ces format à leurs outils ce qui est une bonne chose et conforme au dispositif Européen. La porte ouverte laissée aux acheteurs, permettant d'imposer un format autre dans leur RC, nous semble discutable si cette disposition n'est pas accompagnée de plus de précisions sur les conditions de dérogations.

''Art. 4. – Pour apposer sa signature, le signataire utilise l’outil de signature de son choix. S’il n’utilise pas l’outil de signature proposé par le profil d’acheteur, il transmet, avec le document signé, l’outil permettant de procéder gratuitement à la vérification de la signature.''
Le parapheur électronique externe est désormais utilisable sans restriction. Nous avons beaucoup milité pour cette solution de nature à encourager la dématérialisation des réponses aux appels d'offres. Le parapheur électronique est un véritable "véhicule juridique", propriété de l'entreprise qui permet de sécuriser et de désynchroniser la signature de la soumission électronique.

Nous invitons toutefois les utilisateurs à donner à l'acheteur un accès facilité aux moyens de vérifications et si possible à rédiger un document "politique de signature" glissé dans chaque réponse à un appel d'offres qui décrira l'outil et le format de signature utilisé par l'entreprise et quelques clés pour vérifier cette signature.

Accéder au projet d'arrêté :

Accéder au site de l'OEAP

Thierry AMADIEU, le 25 janvier 2012

mercredi, janvier 4 2012

Le service de validation PEPPOL de certificats étrangers est maintenant disponible

Partenaire du projet PEPPOL, la société Lex Persona a participé aux développements du service de vérification des certificats émis par les AC étrangères. Ce service peut être intégré directement à toute plateforme ou service nécessitant la vérification de signature électronique.
Sur le plan technique.
L'interrogateur XKMS se présente sous la forme d'un composant open source disponible sur la forge OSOR. L'interrogateur envoit une requête aux services de validations PEPPOL qui détiennent les listes de certificats. La solution développée par PEPPOL n'est pas fondée sur un serveur central unique mais sur plusieurs serveurs en cascade constitués par les service de validation de chaque Etat, de telle sorte que le nombre de requête est quasiment illimité.
La solution développée par LexPersona est aussi disponible sous la forme d'un webservice qui intègre la TSL France, la PRIS V1 et le RGS post décret 2010 plus la connexion aux services étrangers moyennant une licence annuelle. Une vérification manuelle et gratuite peut aussi être effectuée à partir d'un client Web accessible à l'adresse suivante : PEPPOL-Sunnystamp

Le 12 décembre 2012, la France se connecte à PEPPOL

La France participe activement aux développements du cloud européen des marchés publics électroniques. Le 12 décembre dernier, un colloque a réuni à Bercy les principaux acteurs pour le développement de la facture électronique, la signature électronique, le dossier virtuel d’entreprises ou le catalogue électronique conformes au standard Européen PEPPOL.

Les marchés publics européens représentent 2 000 milliards d’euros, mais seulement 5 % d’entre eux sont l'objet d'échanges électroniques et moins de 1 % sont transfrontières. La Commission européenne et le consortium PEPPOL (Pan European Public Procurement Online) ont mobilisé plus de 30 millions d’euros pour accroitre ces échanges à partir d'un format pivot Européen s'appuyant sur des standarts interopérables.

La France est en avance pour la passation de marchés dématérialisés grâce à de multiples plates-formes de marché public en ligne. La cérémonie du 12 décembre marquera la connexion à PEPPOL d’une partie d’entre elles. PEPPOL fera bénéficier la France de l’expérience danoise qui compte déjà 96 % de factures électroniques, ainsi que des 10 autres pays participant à PEPPOL en contribuant à la mesure 12 du plan présidentiel de relance de l'économie française visant un accès simplifié pour les petites entreprises à la commande publique.

Le 12 décembre 2011, la France se connecte à PEPPOL.

Sous le haut parrainage des ministres en charge de la Réforme de l'Etat, de l'Industrie, et des PME, Madame Valérie Pécresse, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement,Monsieur Eric Besson, Ministre auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Monsieur Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions Libérales et de la Consommation.

L’ Adetef, membre pour la France du consortium européen PEPPOL pour la dématérialisation des marchés publics, a organisé à Bercy un colloque marquant la connection de la France à la plate-forme du projet : « La France se connecte à PEPPOL ».
Le colloque a rassemblé une centaine d'intervenants et participants, notamment M Jean François Junger, de la Direction générale de la société de l’Information de la Commission Européenne, M Jacques BARAILLER, Directeur du service des Achats de l’Etat, et Madame Agnés Arcier, Présidente d’Adetef.

L'Adetef autorité régionale pour PEPPOL.
L’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE) a annoncé le raccordement de Chorus-Factures au projet PEPPOL pour permettre aux entreprises européennes d’adresser leurs factures grâce aux points d’accès créés par les attributaires des marchés pour la France, Seres et Tradeshift. Achatpublic.com a annoncé l’adjonction d’une nouvelle fonctionnalité à sa plateforme qui permet à des acheteurs publics français de vérifier les certificats de signature électronique reçus de fournisseurs étrangers. La société Lex Persona a annoncé l’ouverture d’un nouveau service Sunnystamp de validation de certificats compatible PEPPOL pour la France, tandis que la société Entreprise Facile va étendre sa plateforme de facturation à l’Europe entière pour l’ensemble de ses clients. Certicorps a présenté sa solution collaborative sécurisée en ligne permettant aux fournisseurs de déposer leurs justificatifs sociaux et fiscaux, leurs certificats et attestations de capacités techniques et financières ou leurs documents d’assurance. Enfin, l’Italie a annoncé l’ouverture de sa plateforme de marché public gérée à une première entreprise française.

Cette cérémonie a finalement permis à l'Adetef, autorité régionale PEPPOL, de désigner officiellement les points d'accès PEPPOL pour la France, la société SERES Groupe DOCAPOST représentée par André VITAL (PDG) et la société TRADESHIFT représentée par Mikkel Hippe-Brun (CEO).

Thierry AMADIEU le 7 janvier 2012

mardi, novembre 2 2010

Les nouveaux formulaires types

__Le gouvernement vient de procéder à la révision des formulaires que doivent remplir et signer les candidats aux marchés publics. Ces modifications concernent l’ancien DC4 Lettre de candidature, le DC5 Déclaration du candidat, le DC8 acte d’engagement et le DC 13 Acte spécial de sous-traitance. Les DC6 Travail dissimulé et DC7 état annuel des certificats reçus restent pour l’instant inchangés mais leur numérotation, en revanche, est changée : le DC6 devient le NOTI 1 et le DC7 devient le NOTI 2

-1- Les buts recherchés et les modifications apportées :

  • Adapter ces imprimés qui n’ont aucun caractère obligatoire aux évolutions réglementaires, et simplifier.

Par exemple, terminologie plus en phase avec les termes du code des marchés publics. Autre exemple : l’habilitation du mandataire en cas de groupement n’est plus à produire.

  • Réduire le nombre de signatures à apposer, pour faciliter la dématérialisation. Les déclarations de l’ancien DC5 renvoyées dans le DC4 (devenu DC1) permettent de ne signer qu’un seul document au lieu de deux (on signe désormais uniquement le nouveau DC1 au lieu de l’ancien DC4 et DC5). On ne signe pas le nouveau DC2. Le DC2, qui regroupe essentiellement les capacités techniques et financières des candidats, comporte une mention supplémentaire destinée à identifier les candidatures des P.M.E. L’acte d’engagement DC8 devenu DC3 rapproche l’offre du candidat des autres pièces constitutives du marché. La signature des deux parties figure sur la même page. La nouvelle numérotation, voulue sans doute pour remettre de l’ordre dans une suite qui n’en était plus une, va entrainer au début quelques difficultés. En effet, le DC1 remplace le DC4, le DC2 remplace le DC5, le DC3 remplace le DC8, et le DC4 remplace l’ancien DC13…Il faudra être très attentif, du côté de l’acheteur en prescrivant les documents qu’il attend et du côté du fournisseur en déchiffrant les intentions des acheteurs à la lecture du règlement de la consultation, pour ne pas être éliminé pour défaut de production des documents exigés.

Rappel l’article 52 du code des marchés publics permet à l’acheteur de rattraper les erreurs dans la candidature mais pas dans l’offre (pourtant dans la même enveloppe depuis la récente réforme pour l’appel d’offres ouvert). Mais ce n’est qu’une faculté ouverte à l’acheteur pas une obligation. Il faut donc rester très attentif et au besoin demander aux acheteurs des explications sur leurs attentes si celle-ci sont confuses (« Cf. affaire suivie par Mr… »).

-2- La date d’entrée en vigueur
Adoptés depuis le 17 septembre ces nouveaux DC peuvent être appliqués pour tout nouveau marché envoyé aux publications depuis cette date. Mais comme leur utilisation est facultative, leur entrée en vigueur se fera au gré des acheteurs publics. Certains avaient constitué leur propre jeu de formulaires revus et corrigés. Ils mettront plus de temps à abandonner leurs propres instruments. La dématérialisation progressivement devrait jouer un effet incitatif à les utiliser

-3- Une opinion personnelle
C’est une petite réforme mais non aboutie. On n’a rien supprimé de cette trop longue liste des documents à fournir. La grande réforme consisterait à les supprimer tous et à reporter les références et les déclarations sur l’honneur dans l’acte d’engagement, ou à créer un dépôt électronique de ces documents dans une boite aux lettres disponible pour les acheteurs qui viendraient y puiser ce qui leur serait utile. Dossier unique.
NB : DC consultables sur site du Minefe
Thierry Beaugé

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