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Tag - PEPPOL

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mardi, octobre 13 2020

Comment la France opte pour la facturation électronique B2B et l'e-Reporting de la TVA ? (3ème partie)

B2B
Le mécanisme d’e-Reporting TVA

Dans notre précédent article nous avons vu que le choix d'une plate-forme centrale à l'Italienne soulevait de réelles questions sur le rôle de Chorus Pro pour l'instant limité au seul secteur public. Quelle que soit la décision prise concernant le futur de Chorus Pro, il semblerait bien que le portail du secteur public occupe une fonction centrale dans la transmission des données fiscales à la DGFiP. La plate-forme pourrait-elle se voir confier la mission d’effectuer ce e-Reporting ? Rappelons que l'e-Reporting est moins contraignant que le système clearance mis en place par certains pays comme l'Italie, le Mexique ou la Turquie qui ressemble à une une autorisation de facturer. Le e-Reporting est déjà appliqué par d'autres comme la Hongrie, la Corée du Sud, Taiwan ou la Grèce. Ce modèle peut aussi s'inscrire dans un modèle transactionnel temps réel "Continuous Transaction Control" (CTC) qui consiste à transmettre instantanément les éléments de facturation sous la forme d'un fichier de données. La problématique dépasse toutefois la simple transmission de données car certaines conditions doivent être remplies.
La question du contenu de ce fichier "tax report" et l'étendue des données transmises est un sujet crucial. Pour alléger les obligations et simplifier la vie des entreprises, les recommandations du Forum national de la Facturation Electronique (FNFE) portent sur la limitation du jeu de données susceptible d'être transmis et la suppression concomitante de certaines formalités déclaratives comme les déclarations d’échanges de biens ou de services (DEB / DES).

D’autres recommandations sur le mécanisme d’e-Reporting visent les conditions de transmission. Le FNFE insiste aussi sur la nécessité de limiter les formats de facturation, de séparer les flux de factures originales des flux de données de contrôle en limitant les données transmises au strict nécessaire et de faire en sorte que ce modèle de données soit conforme aux exigences de la norme européenne sur la facturation (EN16931).
Ce mécanisme devrait être assuré par certains prestataires de dématérialisation agréés et dont la tâche consisterait à extraire les données obligatoires du flux de facturation, aider l'entreprise à produire ces données, organiser ces flux et gérer aussi les échanges entre le vendeur et l’acheteur en traitant le retour des flux statuts de paiement. En effet, le point d’application de la taxe doit aussi tenir compte du fait que les exigences déclaratives ne peuvent être symétriquement appliquées sur la base des seules factures transmises, mais doivent aussi provenir de flux d'e-Reporting de chaque entreprise (une facture peut être rejetée, les dates de réception ou de paiement ne sont pas forcément les mêmes pour chaque assujetti (avec des échéances non symétriques). Pour la facturation d'un bien, le fait générateur est le plus souvent la livraison correspondant à l'intégralité du transfert de propriété ; pour un service, la constatation s'effectue au fil de la prestation matérialisée par le paiement partiel ou intégral. Certains cas de facturation métiers plus complexes devront aussi être analysés comme les débours, les agents, les notes de frais, la sous-traitance etc. Il y a donc là une complexité qui va bien au delà d'une simple formalité déclarative et qui ouvre un champ encore inexploré d'échanges entre les opérateurs économiques. Par exemple, le développement d'un flux de réponse à la facture pourrait s'avérer nécessaire (comme le profil INVOICE RESPONSE de PEPPOL) permettrait aussi d'améliorer la gestion de la trésorerie en offrant une meilleure visibilité sur les paiements.
L'obligation B2B pourrait déboucher finalement sur d'autres développements dans la lutte contre la fraude ou le partage de données. Par exemple, dans le système de clearance, chaque facture est identifiée par une empreinte technique (HASH) de telle sorte que la facture est authentifiée de façon univoque et dispose d'une traçabilité complète. On pourrait imaginer d’autre mécanismes de sécurisation dans la blockchain facilitant la lutte contre la fraude en créant une chaîne de facturation immuable au sein d'un registre partagé (DLT) entre plusieurs parties-prenantes facilitant la vérification de l'information et le contrôle de la piste d'audit fiable.

samedi, octobre 29 2016

PAGERO connection with CHORUS PORTAL PRO the French eInvoicing gateway for the public sector is up and running

Pagero

In the last months, TACD Cartena, liaising with Ministry of Finance agency AIFE, has carried out an intensive piece of work along with PAGERO, one of the leading PEPPOL service providers in Europe to ensure end to end testing and technical interoperability to the French eInvoicing platform.
PAGERO, leading eInvoicing service provider and PEPPOL certified access point well known in the eInvoicing and healthcare market especially in the Nordic countries expands operations throughout Europe. In France, PAGERO connection to CHORUS PORTAL PRO, the French public sector gateway to is now fully operationnal. “As founder of TACD Cartena and Open PEPPOL correspondent in France, I am very happy to see the PEPPOL galaxy growing” says Thierry AMADIEU. With PAGERO FRANCE, many organizations including several northern Europe suppliers are now in a position to easily reach the French public entities over the PEPPOL network or through EDI without making major changes to their billing system or ERP. Our mission at TACD Cartena was to provide an external technical project management resource to PAGERO and, with our experience of CHORUS, anticipate the alignment to the technical specifications or specific business requirements and organize the technical developments. 3 months later, after the testing phase, PAGERO is in a position to carry out end to end eInvoicing transfer in in the pre-production and then production environment with the 15 pilots selected by AIFE as representative sample of the whole public sector in France.


lundi, octobre 24 2016

Le NHS trouve des bénéfices cliniques à gérer ses stocks avec PEPPOL pour une meilleure prise en charge du patient

NHS

Le NHS Britannique expose les rudiments de sa strategy eProcurement et édite une plaquette dans laquelle il souligne les bénéfices apportés au système santé par une meilleure prise en charge du patient. Comment ? Par l'utilisation de technologies mises en œuvre par PEPPOL et GS1 qui ont permis dans d’autres domaines comme la grande distribution ou l’automobile une intégration extrêmement efficace et réactive de la chaîne de valeur et de la traçabilité.

En raison d'un manque de données suffisamment précises et immédiatement accessibles, les hôpitaux et leurs fournisseurs sont incapables de mettre en œuvre des processus de livraison efficaces, rationalisés qui pourraient améliorer la gestion des stocks et éviter le risque de ruptures. L’impossibilité de contrôler ces processus augmente les coûts et les déchets et peut nuire à la prise en charge du patient.

Une meilleure traçabilité
Dans un certain nombre de cas, le suivi des fournitures médicales est indispensable. Ce sont notamment les dispositifs implantables ou les produits pharmaceutiques à durée de vie limitée, les produits médicaux qui nécessitent un entretien régulier ou qui doivent être contrôlés. Pour illustrer le risque lié au défaut de traçabilité, le NHS prend l’exemple des prothèses mammaires PIP frauduleuses.


Pourquoi PEPPOL et GS1 ?

Pour le NHS un choix s’impose, celui de GS1 pour la codification des produits et de PEPPOL pour les échanges de messages eProcurement, catalogue, commande et facture. Un choix qui aurait pu aussi bien inspirer les autorités françaises. Entre 2011 et 2013,nous avons réalisé deux pilotes eCatalogue avec PEPPOL, l’un avec le CHRU de Montpellier l’autre avec le RESAH et l’ARS Ile de France, ces deux initiatives conduites avec succès sont restées sans lendemain.

http://www.peppolbasics.info/e-invoicing-explained/

jeudi, décembre 10 2015

Plates-formes de dématérialisation, les risques du défaut d'interopérabilité

PFdemat

A l’heure d’un Etat plate-forme (1) et d'une dématérialisation obligatoire qui approche à grands pas, le plan national de dématérialisation de la DAJ (2) en émettant l’hypothèse d’une mutualisation voire d’un guichet unique des marchés pour les entreprises pointe du doigt les insuffisances d’un modèle qui défie depuis 2005 les règles de l’interopérabilité et rend la vie difficile aux entreprises. Quelle solution pourrait préserver les investissements et les intérêts des opérateurs sans passer par un modèle étatique unique ?

Pour les entreprises qui souhaitent répondre aux marchés publics par voie électronique, le casse-tête de la multiplicité des plates-formes n’est pas nouveau. Les travaux de l’OEAP (3) ont permis de faire converger quelque peu les interfaces mais n’ont rien résolu à la problématique de fond qui est pour les utilisateurs de jongler avec plusieurs environnements de travail.

Le modèle économique d’une plate-forme de dématérialisation (ou profil d’acheteur) est centré sur l’acheteur et non sur l’entreprise. Il est vrai que 78 000 collectivités constituent une base de clients déjà suffisamment importante pour ne pas avoir à s’occuper en plus des 1 115 0000 fournisseurs du secteur public. Je peux en parler d’autant mieux qu'ayant pris part aux développements d’Achatpublic.com, l'attention n'a jamais été réellement portée à l'entreprise soumissionnaire.

Revenons à l'évocation d’un guichet unique étatique qui suscita une levée de boucliers des opérateurs (cf. article du Moniteur) et qui n'envisagerait rien de moins que de faire disparaître les accès multiples au profit d’un seul. Cette mesure, vivement souhaitée par les entreprises, renverrait les plates-formes à un rôle de simple composant technique connecté au back-office des services achats, les coupant ainsi du contact direct avec les entreprises.

Les entreprises continueront à constituer un gisement mal exploité tant que les plates-formes se limiteront à délivrer un service de peu de valeur ajoutée. Ne s’agirait-il pas plutôt de renverser un paradigme qui consistait jusqu’alors à faire des plates-formes un outil exclusivement dédié aux acheteurs pour offrir enfin ce qu'attendent les entreprises : un accès unique, simple et sécurisé voire dans certains cas totalement intégré, permettant de relier leur système d’information à celui de l’acheteur public. Un pur phantasme, pas si sûr !

Comment rendre les plates-formes interopérables ?

Aujourd’hui même, Il existe un programme de la Commission Européenne dénommé E-SENS (4) qui s’inscrit dans la continuité de PEPPOL(5) et qui ne vise rien d’autre que de permettre aux entreprises de répondre à un appel d’offres à partir de la plate-forme de leur choix communiquant avec celle d’un acheteur situé dans un autre pays. Selon ce modèle, il serait envisageable de relier les plates-formes entre elles par un système de reconnaissance mutuelle et ainsi de rendre accessibles tous les acheteurs publics européens (voir la vidéo en bas de page).

Un tel schéma pourrait relancer un modèle qui risque de pâtir de son défaut d'interopérabilité en remettant l'opérateur économique au centre du dispositif et sans attendre un décret qui vienne légiférer en la matière.

Certains rétorqueront que cela reste une ambition européenne et n’est pas réaliste à notre échelle. Il est certes difficile d’imaginer une interopérabilité globale de nos marchés nationaux alors même que nos partenaires européens sont en passe de la réussir au plan International tant qu'une myopie augmentée de nos complexités nous condamne à l'inaction.

Il y a deux conditions pour rendre cette approche possible. Se tourner résolument vers les standards qui rendront les plates-formes techniquement compatibles entre elles sur la base d'une structuration des offres identique; utiliser un réseau sécurisé et ouvert (modèle 4 coins) sur le modèle de celui mis en place par PEPPOL pour permettre l’acheminement sécurisé des documents cryptés et signés dans la confidentialité requise. J’ajouterais finalement une troisième condition. Que l’on prenne enfin la bonne mesure de travaux européens qui pourraient faire gagner du temps et de l’argent à tout le monde si l'on acceptait de leur porter un peu d'attention.




(1) Etat Plate-forme http://etatplateforme.modernisation...
(2) DAJ "Direction des Affaires Juridiques"
(3) OEAP "Observatoire Economique de l'Achat Public"
(4) eSENS "Electronic Simple European Networked Services" www.esens.eu
(5) PEPPOL "Pan European Public Procurement Online" www.peppol.eu

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