Le NOUVEL ACHAT

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Tag - PEPPOL

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jeudi, août 22 2013

La Commission Européenne vote un coup de pouce de 13,7 millions d’Euros aux services publics transfrontières

La Commission européenne alloue un budget de € 13.7 millions d’Euros pour le projet e-SENS visant le développement des services publics numériques transfrontaliers. Objectif, faire disparaitre les frontières administratives du marché intérieur en développant l’accès aux services en ligne.

Comment s’affranchir des frontières en permettant à tout citoyen (ou opérateur économique) européen d’accéder à des services (publics) équivalents à ceux de son pays d’origine ? voilà à la fois de défi Etats membres de l'UE et le fruit du travail de plusieurs communautés : industrie, administrations nationales, universités, secteur privé et les communautés qui ont planché sur une série de projets permettant faciliter les démarches des opérateurs économiques dans le quotidien du travail, des voyages, des études, de la santé et des affaires.



Cette dotation vise à encourager le développement de services publics numériques transfrontaliers. Le nouveau projet «e-SENS» (électroniques simples services de réseaux européens) permettra de développer les services publics numériques aussi bien pour les personnes physiques que les entreprises.

Pour les personnes qui se rendent dans un autre Etat membre en vacances, pour le travail ou pour étudier; les services numériques nationaux seront désormais accessibles. Pour l'entreprise, l’accès à la commande publique européenne sera facilité et permettra de répondre non seulement aux marchés nationaux mais aussi à ceux d’un autre Etat membre de l'UE dans un maximum de transparence. La reconnaissance légale d'une société d’un autre Etat sera désormais facilitée pour répondre aux exigences légales nationales et pouvoir prendre ainsi part aux appels d'offres publics.

eSens

Depuis 2008, les pilotes de grande envergure, LSP ( large scale project) parmi lesquels PEPPOL, STORK, SPOCS , eCODEX et ePSOS, visant au développement des services publics numériques transfrontaliers, chacun dans un domaine particulier, marchés publics, identification numérique, eCommerce, justice et santé, ont été conduits par la Commission européenne en coopération avec les États membres de l'UE, l'industrie, les administrations le secteur privé et ont donné lieu à des expérimentation pilotes un peu partout en Europe. Dans le cadre de e-SENS, plus de 100 partenaires issus de 20 pays dont la Turquie sont impliqués et développent ensemble les briques interopérables des futurs services numériques européens. Ces briques sont conçues à partir de normes et de spécifications ouvertes. Elles sont mises à la disposition des opérateurs de services pour être implémentées dans leurs solutions dans le respect des standards indispensables à l'interopérabilité des services. Il peut s’agir du système d’authentification (eID) , de signature électronique (eSign) des services d’infrastructure ou de transport BUSDOX et CIPA développés par PEPPOL permettant l’acheminement de messages e-Procurement , de courriels ou de documents électroniques de façon sécurisée et tracée. eSENS deviendra alors le catalyseur permettant de «construire, connecter et développer" une Europe du numérique et des services en ligne.

http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-778_en.htm

jeudi, juin 27 2013

En avant Castres ...en avant la mêlée e-Santé !

Avec un titre de Champion de France accroché au tableau d'honneur, il ne fait aucun doute que les avants Castrais de la mêlée e-Santé feront une percée cette année du 3 au 5 juillet.

Un beau programme pour la mêlée e-Santé au coeur des innovations pour améliorer la qualité, la sécurité et l'efficience des soins dans un contexte de projets internationaux où l’Europe n’est pas oubliée. Dans le monde de la télémédecine l’interopérabilité est dans tous les esprits. Il en sera question aussi dans la présentation de Cartena (1) qui créée l'évènement avec une conférence d’ouverture, le 3 juillet qui abordera l’interopérabilité des données dans les systèmes d’information et de gestion des hôpitaux. Cartena évoquera la question stratégique de la qualité des données santé et les conséquences pour le traitement de l’offre de soins ; le nouveau contexte de mise en œuvre des standards internationaux GS1 pour les référentiels produits ; les travaux santé en cours de développement autour de BRIDG, ISO et HL7 et les programmes de déploiement à grande échelle au plan International. Comment situer la France dans ce contexte ? Finalement la question de la mise en œuvre technique grâce au projet européen PEPPOL (1) sera illustrée par des exemples concrets avec le pilote associant le CHRU Montpellier et B Braun Medical ou avec le CH de Cahors chef de file du Groupement Garonne et les laboratoires Pierre Fabre. Les acteurs seront bien sûr présents pour partager leur expérience.



Le programme européen PEPPOL, le déploiement graduel des standards GS1, les normes en cours de finalisation sont la garantie d’une référence convergente sur laquelle on peut se baser pour construire son système d’information. (1) PEPPOL « Pan European Public Procurement Online » est un projet de la Commission Européenne visant à encourager le déploiement des standards pour l’e-procurement en Europe.

(1) Cartena www.cartena.eu est une initiative développée dans le cadre de PEPPOL et GS1 pour la gestion des catalogues électroniques

Accès au programme

mercredi, avril 3 2013

Quel « choc de simplification » pour la commande publique ?

Le gouvernement Ayrault annonce le premier train de mesures du choc de simplification et vise en premier lieu la « rationalisation » de la politique des achats publics en regroupant plusieurs agences. Objectif, 2 milliards d’Euros d’économies pour la sphère Etat et 900 millions pour les hôpitaux . Ce n’est pas nouveau, d’autres gouvernements s’y sont essayés avec plus ou moins de bonheur. Le regroupement d’agences se traduisant par une massification des achats, peut-il a lui seul produire un tel résultat sans des mesures de refonte des politiques d’achats ?

En matière de réforme, d’autres pays ont pris les devants et comme toujours les petites nations donnent souvent l’exemple. Le cas Ecossais est de ce point de vue assez édifiant. Avec un volume d’achat public d’environ 12 milliards d’Euros pour un PIB de 153 Milliards d’Euros, la commande publique est devenue en 1998 une prérogative du gouvernement Ecossais par acte de « dévolution » du parlement Britannique, le « Scotland act ».

Ne devant plus aucun compte à Londres pour ses achats, le gouvernement écossais s’est aussitôt attelé à la tâche consistant à démontrer qu’il est possible de faire des économies dans l’achat public tout en ouvrant largement l’accès des PME aux contrats publics.

« the procurement journey » ou le parcours du combattant

Constatant que la procédure d’achat, est souvent un long parcours du combattant pour lesrentreprises qui boudent les appels d’offres faute de temps. Le gouvernement écossais a lancé avant l'heure son « choc de simplification » par une réforme qui prend en compte le cycle complet des achats et qui s’attache moins au formalisme qu'à rendre l'achat économique.

L'approche consistant à considérer le cycle d’achat complet comme un processus unifié et continu, quelque soit la procédure utilisée, permet de libérer l'acheteur des entraves procédurales et le développement d’une véritable stratégie d'achat forcément plus efficiente.

L’acheteur dispose de tous les moyens électroniques, portail fournisseurs, catalogues électroniques, procédures largement dématérialisées, enchères, e-procurement et ouverture sur l’Europe avec PEPPOL (l’Ecosse exporte plus du tiers de son PIB). « The procurement journey » littéralement le parcours d’achat, présente trois zones :

  • ZONE A « stratégie achat et évaluation des fournisseurs »
  • ZONE B « passation et évaluation des offres »
  • ZONE C « contractualisation ».

The procurement journey

Ce parcours unique permet de traiter toutes les procédures dans le respect des règles de la commande publique, depuis la simple demande de devis (en dessous des seuils) jusqu’à la procédure d’appel d’offres ouvert ou restreint ; d’ouvrir la commande publique à de nouveaux fournisseurs en autorisant un référencement gratuit de leurs catalogues sur le portail des achats, de simplifier la procédure d’attribution et la contractualisation par voie électronique.

Augmentation significative de la proportion de PME dans les contrats publics




En proposant aux fournisseurs une plateforme unique leur permettant de mettre à jour leur offre de produits ou de services et d’entrer en contact avec l’ensemble des administrations et les 55 000 acheteurs publics écossais, l’Ecosse simplifie l’accès à la commande publique. Les entreprises ont désormais accès à l’ensemble des marchés à partir d’un guichet unique qui traite l’ensemble du cycle d’achat jusqu’à la notification électronique.

Alastair MERRYL , Directeur commercial des achats auprès du gouvernement constate que cette réforme aura permis au final de réaliser près de 1.5 milliards d’Euros d’économies provoquant des changements drastiques dans toute la chaîne d’approvisionnement et cela au bénéfice de l’ensemble de la communauté. Avec plus de 62 000 entreprises inscrites sur un seul portail, la part des contrats attribués aux PME a considérablement augmentée, de l’ordre de 10% sur 2 ans représentant 45% en valeur et 75% en volume.

Sans réforme de fond de notre commande publique, il est à craindre que l’onde de choc soit finalement faiblement ressentie par nos institutions. Notre proposition serait même de ne faire qu'une, la double réforme du choc de simplification, en élaguant dans notre commande publique comme le gouvernement se propose de le faire dans les normes et cela avant même d’envisager un regroupement de nos agences et services des achats. Le cas écossais est une bonne illustration de ce qu'il est possible de faire. C'est même le propos de la nouvelle directive qui en limitant le nombre de procédures et en favorisant le recours à de nouvelles techniques d'acquisition, ne prône rien de moins qu'une simplification des règles.

Thierry AMADIEU, le 3 mars 2013

mardi, février 5 2013

Le catalogue électronique PEPPOL pour les achats hospitaliers vers un standard européen ?

Dans le cadre du premier forum Open PEPPOL qui s’est tenu à Bruxelles le 30 janvier, la France représentée par l’Adetef et le SGMAP , Secrétariat Général pour la modernisation de l’action publique , autorités en charge de PEPPOL en France ont annoncé les premiers tests concluant portant sur les échanges de catalogue électronique pour le secteur de la santé.

Dès l’origine du projet, la France partenaire dans PEPPOL a décidé de s’intéresser au catalogue électronique en développant un pilote e-catalogue santé pour les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux. Alors que la maitrise d’œuvre en était confiée à l’équipe PEPPOL-Adetef, le porteur du projet désigné fût le CHRU de Montpellier. Chef de file de l’e-procurement pour les CHUs au sein du GCS UNI-HA, le CHRU de Montpellier pilote la plateforme PAD d’achats dématérialisés dans un objectif d’optimisation et d’efficience de l’achat hospitalier. La cérémonie du 12 décembre 2011 « la France se connecte à PEPPOL » fût l’occasion d’annoncer un catalogue électronique associant PEPPOL et GS1 dans le domaine médical. Un an plus tard presque jour pour jour, des tests concluant ont pu être réalisés. lire le communiqué de presse et sur le site PEPPOL.

De quoi s’agit-il ?
Le catalogue d’exécution (1) est utilisé à tout moment de la vie d’un marché soit à la demande d’un hôpital qui souhaite actualiser son référentiel de produits soit à l’initiative d’un fournisseur qui souhaite mettre à jour ses données en fonction par exemple d’une évolution de son offre de produits ou d’actualisation de données du marché, quantités livrées etc. Le catalogue d’exécution (post-award) peut s’inscrire dans la continuité de la procédure de passation (2) du marché dont il hérite en partie des données. Mais il peut fonctionner aussi indépendamment d'un marché pour gérer par exemple, les demandes de prix nombreuses et le plus souvent non dématérialisées. Le e-catalogue est un outil permettant la synchronisation des référentiels produits entre l’hôpital et son fournisseur pour toutes les activités d'approvisionnement .

Quelles leçons retenir de ce pilote PEPPOL ?

Plusieurs réunions de concertation entre hôpitaux, industriels, éditeurs et organisations professionnelles parmi lesquels EUROPHARMATIC, le SNITEM et GS1 ont permis d’aboutir à un premier modèle de données.C'est sans doute la première leçon à tirer de ce projet. La réussite repose avant tout sur la recherche du meilleur compromis possible entre des objectifs divergents. PEPPOL aura permis cette concertation.

Le catalogue n’a d’autre limite que celles que l’on veut bien lui donner.
Alors que la facture électronique est un objet particulièrement normé sur au moins deux dimensions, l’une réglementaire (notamment la réglementation fiscale) et l’autre commerciale. Le catalogue électronique est un objet sans limite prédéfinie dans l’étendue du champ des donnés traités même si le format du modèle de données est fixe. Le catalogue électronique répond à autant de définitions que d’usages possibles. Les applications sont nombreuses pour les hôpitaux qui peuvent alimenter leur système d’information avec des spécifications techniques pouvant intéresser les achats, la logistique ou la finance mais aussi la pharmacologie, la matériaux-vigilance ou l’offre de soin etc.

PEPPOL n’impose pas un système de données.
PEPPOL, a pour principal objectif d’étendre l’interopérabilité en Europe en développant la conformité des infrastructures et des données avec les standards internationaux largement reconnus, ceux du CEN (3) et de l’UN/CEFACT (4) pour les transactions, UBL (5) et UN/CEFACT pour la syntaxe des messages e-procurement. Sur le contenu des messages et notamment les messages e-catalogue, PEPPOL n’impose rien si ce n’est la conformité sémantique et syntaxique. La responsabilité du contenu incombe aux partenaires commerciaux qui définissent eux-mêmes leur système de données, en considérant d’abord les données utiles pour les transactions. Le contenu des transactions dépend donc à la fois du secteur, du domaine, du contexte et de la complexité du système de données. Dans le secteur de la santé et le domaine médical, l’exigence de conformité est grande en matière de données. Notamment parce que les enjeux de santé publique, comme le risque sanitaire dans l’alimentaire, est une préoccupation permanente. Cette liberté dans le choix du contenu a permis d’intégrer dans le catalogue PEPPOL une intelligence de la donnée allant bien au-delà de la proposition initiale, de travailler sur un modèle de données AUREA (6) et PHARMATIC (7) conforme aux attentes des CHU et intégrant, à la demande des fournisseurs, la conformité avec le référentiel GS1 (8).

La qualité des données conditionne la qualité de l’approvisionnement.
Cette vision nous la devons en grande partie aux CHUs qui engagés dans la voie de l’e-procurement depuis 2005 savent bien que toute rupture dans la chaîne de dématérialisation est coûteuse et préjudiciable à la qualité globale des processus. Le passage à la dématérialisation des factures est d’ailleurs largement simplifié à partir du moment où un système de données optimal en amont permet un traitement adéquat sans nouvelle saisie et risque d’erreur.Parce que les efforts de qualité sur les données ont un impact sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, la priorité a été donnée au catalogue électronique qui permet d’en assurer un contrôle permanent.

La France peut-elle proposer avec PEPPOL un standard e-catalogue pour les données de santé au niveau européen ?

Plusieurs raisons participent à cette ambition. Au sein du consortium PEPPOL aucun pays n’a contribué au sujet des achats hospitaliers autant que la France qui, en la matière, a toute légitimité à faire valoir son point de vue. L’offre de soin, quelque soit le pays concerné en Europe, répond à un niveau d’exigence équivalent à celui de la France. Une approche centrée sur la « donnée » répondant à la conformité des standards Internationaux affranchit plus facilement des barrières linguistiques et des questions de territorialisation, laissant entrevoir une généralisation possible du modèle à toute l’Europe.

Thierry AMADIEU
Responsable des pilotes PEPPOL

(1) L’exécution débute à la notification des lots au soumissionnaire pour se terminer à la fin de la période contractuelle et intéresse l’ensemble du cycle de commande-facture et livraison. Elle correspond à la notion de « post-award »pour PEPPOL, littéralement post attribution.

(2) La passation correspond à la procédure d’appel d’offres et à la notion de « pre-award » pour PEPPOL

(3) CEN « centre européen de normalisation » - le CEN définit des profils de transactions dans le cadre d’une norme CEN-BII « business interoperability interface » couvrant toutes les phases de l’e-procurement

(4) UN/CEFACT organisme de normalisation rattaché à l’organisation des Nations Unies qui participe avec le CEN aux développements de standards

(5) UBL - Universal Business langage norme XML supporté par l’organisation OASIS



(6) AUREA est le nom de l'initiative e-procurement des CHU

(7) PHARMATIC est un éditeur présent dans le monde pharmaceutique et hospitalier.

(8) GS1 est un organisme international à but non lucratif qui développe des standards dans la gestion des données produits

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