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Tag - PEPPOL

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mardi, novembre 27 2012

Enquête sur la facture électronique en Europe

La Commission Européenne qui a décidemment en ce moment plusieurs fers au feu, (1) prépare une initiative favorisant le déploiement de la facture électronique dans le secteur public et le développement des transactions au sein du marché intérieur.

Alan DECKERS responsable des questions d’e-procurement public au sein de Direction Générale pour Internal Market and Services auprès de la Commission, invite tous les acteurs européens à se mobiliser et à se prononcer en répondant à une enquête sur les usages de la facture électronique et cela dans le but de préparer le terrain à une future initiative sur le sujet.

Le difficile essor de la facture électronique en Europe. Avec un taux d’adoption comprisentre 5 et 15% selon les sources (2) , la pratique de la facture électronique reste marginale. L’offre de services de dématérialisation est aussi très fragmentée avec près de 400 opérateurs en Europe présentant des services et des modèles économiques très variés.

Certains Etats, parfois dans la continuité du projet PEPPOL, ont engagé résolument leur secteur public dans cette voie. C’est le cas du Danemark qui a rendu la dématérialisation des factures obligatoire avec la sphère publique depuis février 2005 et peut s’enorgueillir de plus de 76 millions de factures échangées. Depuis le 1er juillet 2012, la Norvège leur a emboité le pas en imposant la dématérialisation des factures à l’ensemble de fournisseurs du secteur public. La DIFI, agence informatique de l’Etat Norvégien, a développé une solution permettant de simplifier la saisie via un portail Web pour les très petites entreprises.

La diversité des solutions et le manque d’interopérabilité représentent un coût pour les entreprises et constitue un frein majeur au développement de la dématérialisation. L’inexistence de standards fragilise le marché en créant des îlots de procurement autour de grands donneurs d’ordres, le plus souvent privés, qui créent l’interopérabilité d’abord à leur niveau en imposant leur solution à leurs fournisseurs sans forcément tenir compte des standards.

La Commission européenne qui en fait le point central de son enquête, est convaincue que seule l’interopérabilité permettra de faire décoller à la fois la facture électronique et le volume de transactions au sein du marché intérieur. Il n’est pas trop tard pour que le secteur public donne le « la ».

Accès à l'enquête

(1) Directive 2010/45/EU amending Directive 2006/112/EC on the common system of value added tax. Voir notre article

(2) Communication de la CE en date du 2 dec. 2010 «Reaping the benefits of electronic invoicing for Europe»

mardi, octobre 23 2012

Arrêté signature électronique du 15 juin 2012, l'explication de texte de la DAJ

Le 22 octobre à l'occasion d'une réunion de l'OEAP, Monsieur Serge DOUMAIN de la Direction des Affaires Juridiques s'explique sur l'arrêté signature electronique des marchés publics. Il rappelle que ce texte est motivé par la recherche d'une plus grande simplicité et la nécessité d'un élargissement de la signature au cadre européen. La DAJ qui avait déjà engagé une vaste concertation à laquelle nous avions pris part (1) se veut rassurante quant à la mise en application du dispositif. Nous saluons au passage cette avancée qui consacre l'utilisation du parapheur pour les entreprises; sujet pour lequel nous avions longtemps milité et quelques autres aussi. Le texte qui ne dispose que pour les marchés publics n'est pas figé et est encore susceptible d'évolutions en fonction du retours des utilisateurs précise la DAJ.

  • Certificats


Rappel des types certificats électroniques objet du présent arrêté. L'abrogation de l'arrêté du 28 août 2006 rend caduque la liste PRIS dès l'entrée en vigueur du RGS, le 19 mai 2013 (2). D'ici là, les certificats PRIS V1 pourront être utilisés. La prise en compte de ces disposition par les autorités de certification et l'organisation de la migration gratuite ou non vers une conformité RGS soulève quelques interrogations. Il faudra être vigilant sur ce point. La DAJ rappelle à ce sujet que le référencement n'est pas obligatoire pour produire du certificat RGS. Elle relève uniquement de la politique de certification décidée par l'AC.

Pour les certificats étrangers, il sont valables dès l'instant qu'ils répondent à des normes équivalentes au RGS. Comment établir cette correspondance ? Nous avions attiré votre attention sur le mapping des paramètres du RGS en regard des conditions de l'ETSI notamment pour les autres certificats européens; travail effectué par Alain ESTERLE dans le cadre de PEPPOL. (3)

  • Vérification mode d'emploi


La DAJ indique qu'un mode d'emploi à l'attention des acheteurs doit être ajouté à la réponse dématérialisée pour indiquer les moyens de vérification de la signature. Le fait que ce mode d'emploi soit inclus et non extérieur à l'offre elle-même ne semble pas poser de problème aux acheteurs (le mettre à l'extérieur serait une source d'oubli et compliquerait la réponse). Nous avions pris les devants en recommandant aux utilisateurs d'un parapheur électronique maison, qu'un document « politique de signature » soit systématiquement ajouté à l'offre transmise. Ce document devant indiquer, le type de parapheur utilisé, le format de signature et les moyens de vérification utilisés par l'acheteur.


  • Les formats


Les formats avancés CADES, XADES, PADES (confirmé par décision de la Commission Européenne) s'imposent par défaut à l'acheteur. D'autres formats peuvent être utilisés s'ils sont spécifiés explicitement dans le RC. La problématique de vérification reste entière. La DAJ souligne que cette vérification est de la responsabilité de l'acheteur et ne saurait être déléguée. Au passage, quelques mots sur la signature PDF (PADES) qui présente bien des avantages en terme de vérifications. Autoportante, PADES incorpore les moyens de vérification à l'aide du lecteur ACROBAT dans le document lui même. Pour l'utilisateur, cette signature est rassurante car elle présente l’avantage d'une représentation graphique par un tampon cryptographique qui intègre les paramètres de vérification juridique. Les limites de PADES sont liées à la politique de référencement d'ADOBE qui ne référence pas systématiquement les autorités de certification (référencement payant). Cela implique que ce référencement soit effectué manuellement par le vérificateur directement dans sont lecteur ACROBAT. PADES ne permet pas non plus de signer d'autres documents que PDF ce qui exclu d'autres types de fichiers (.xls, .doc etc.). Pour ce type de fichier, c'est le mode détaché qui prévaut (XADES, CADES etc.) En pratique, la transformation systématique de tous les fichiers en PDF avant signature nous semble souhaitable pour éviter les erreurs de manipulation. Pour résoudre ce problème et sauf contre-indication du RC, il suffit d'une version PDF signée du tableau Excel ajoutée systématiquement par l'entreprise à la version native utilisable par l'acheteur mais celle-ci non signée.

  • LexPersona, le parapheur

Présentation du parapheur Sunnystamp de LexPersona qui insiste qur le fait que la vérification ne donnera pas le même résultat sans une cohérence des critères de validation. D'où la nécessité d'une table de correspondance. Pour les certificats LP met à disposition de l’interrogateur PEPPOL sur son site. (2).

En conclusion, ce texte nous semble encourager les avancées de la dématérialisation même si la charge de la vérification qui repose désormais sur les acheteurs soulève de vrais questions. Evitons toutefois de tomber dans le travers d'une vérification dont les paramètres trop contraignants risquerait de freiner les développements ultérieurs. La complexité technique est particulièrement anxiogène pour l'ensemble des utilisateurs. A ce propos, que se passe t-il en cas de survenance d'un litige, s'inquiète un acheteur ? La question jurisprudentielle laisse la DAJ sans réponse qui souligne que le juge se trouve particulièrement démuni pour traiter de la haute technicité du sujet. A notre avis, plus nous augmenterons les conditions techniques de recevabilité plus nous multiplierons les sources de litiges. Où faut-il positionner le curseur ? Comme toujours en telle matière "au milieu se tient la vertu". Soyons donc pragmatique en présumant d'abord de la bonne foi de l'entreprise dès l'instant que la signature apposée sur un fichier est manifeste.
(1) projet d'arrêté, nos commentaires

(2) arrêté signature, mode d'emploi

(3) vérification de la qualité d'un certificat avec PEPPOL

mercredi, octobre 3 2012

PEPPOL se termine, Open PEPPOL commence

Terminé depuis le 30 août 2012, le projet PEPPOL a fait l’objet d’une revue finale avec la Commission le 12 septembre 2012. Voici les faits marquants de cette présentation alors qu'Open PEPPOL prend maintenant le relais.

  • Infrastructure : le cloud créé par PEPPOL, est mis à la disposition des acheteurs publics européens et leurs fournisseurs pour échanger des documents sécurisés. Le nuage est accessible par 51 points d’accès dont 2 en France opérés par SERES et TRADESHIFT. Pour développer les points d’accès, les Norvégiens ont développé un logiciel libre « OXALIS » visant à simplifier la mise en œuvre technique des opérateurs. L’envoi de factures électroniques à la sphère publique étant rendue obligatoire depuis le 1er juillet 2012.

  • Commandes et factures électroniques : des formats d’échanges correspondants ont été normalisés sur la base des standards internationaux et des recommandations du CEN BII. L’échange de factures est devenu opérationnel avec plus de 10 000 factures transfrontières échangées à partir de 18 plates-formes capables d’en vérifier la syntaxe UBL ou UN/CEFACT. Les TPE ne sont pas exclues avec des solutions basées sur PEPPOL et adaptées à leurs besoins aussi bien en France avec Qweeby qu’en Norvège avec SendRegning . Les commandes et catalogues sont échangés internationalement de manière satisfaisante, avec un essai prometteur initié par la France dans le domaine médical.
  • Catalogue électronique : la plate-forme italienne de Consip a lancé plus de 12 000 appels d’offres incluant un catalogue PEPPOL donnant lieu à plus de 500 réponses. En France, un format de catalogue satisfaisant à la fois les hôpitaux et les fournisseurs du domaine médical a été élaboré. La société Cartena capable de vérifier la compatibilité des catalogues échangés avec PEPPOL, veut aussi faciliter les échanges entre les fournisseurs du secteur et les hôpitaux en intégrant les principaux standards du secteur comme GS1 ainsi que les systèmes de classification en vigueur dans l’eProcurement comme UNSPSC ou CPV.
  • Signature électronique : PEPPOL permet de vérifier la validité de certificats de signature européens et plus de 30 000 certificats ont été vérifiés par les outils PEPPOL principalement en Norvège, Allemagne, France et Italie. En France plusieurs centaines de certificats ont été vérifiés par Lex Persona, le Conseil Général de l’Aube , et la fonctionnalité est intégrée à la plate-forme PLACE des marchés de l’Etat.
  • Dossier d’entreprise : de grands progrès ont été accomplis sur le dossier virtuel d’entreprise ou « VCD » permettant de générer un dossier de réponse à un appel d’offre transfrontalier en assurant une reconnaissance automatique par les acheteurs publics des attestations émises pour l’opérateur économique dans le pays d’origine.. En France, le Conseil Général de l’Aube a mis en place le « VCD » sur sa plate-forme et la place des marchés de l’Etat est en phase de réception. Par ailleurs, « e-attestations » dispose d’une solution qui va beaucoup plus loin que la solution actuelle d’eCertis. Déjà utilisée par de nombreux donneurs d’ordre, elle fournira bientôt des attestations intégrant la fonctionnalité du VCD de PEPPOL, non seulement lors de la soumission des offres mais aussi tout au long de la vie du marché. . En Italie, signalons la nouvelle obligation faite aux acheteurs publics de retirer les attestations de leurs fournisseurs du fichier unique géré par AVCP.
  • En matière de communication, les sites www.peppol.eu, et les groupes Linkedin et Twitter ont été très suivis. Ils seront repris dans Open PEPPOL.
  • Open PEPPOL, qui est une association de droit belge, prend le relais de PEPPOL en reprenant les actifs du projet Peppol. Dirigé par André Hoddevik du DIFI norvégien, il sera plus proche du secteur privé que ne l’était PEPPOL. Elle gèrera les accès au cloud, la gouvernance PEPPOL et la maintenance de l’ensemble des composants PEPPOL.

Terminé depuis le 30 août 2012, Le projet PEPPOL, a fait l’objet d’une revue finale avec la Commission le 12 septembre 2012. Voici quelques faits marquants de cette présentation par thème avec la situation de PEPPOL, les opportunités et les contacts pour avancer

A.DUCASS Alain DUCASS - Ingénieur Général des Mines- Responsable du département Economie Numérique de l'ADETEF et du projet PEPPOL pour la France- le 25 septembre 2012.

jeudi, septembre 6 2012

PEPPOL et après ?

L’ADETEF m’a confié la responsabilité de la conduite des pilotes PEPPOL pour la France. Ce fût un honneur et une joie de pouvoir collaborer avec l'équipe dynamique d'ADETEF, agence en charge de la promotion de nos savoirs-faires à l’International. Cette mission fût aussi l'occasion, d’apprécier la qualité des échanges avec la direction du projet de PEPPOL, toujours à l’écoute et de pouvoir partager une vision commune avec l’ensemble de mes collègues Européens.
Alors que le projet PEPPOL se termine, bientôt relayé par OpenPEPPOL, quel bilan tirer de l’expérimentation et quelles conséquences pour l’achat public et l’eProcurement en France et en Europe ?

A l'appui du credo de la Commission Européenne pronant les vertus du marché intérieur, PEPPOL veut faire de l'e-Procurement public un accélérateur des échanges économiques intracommunautaires.

Avec PEPPOL, nous héritons d’une infrastructure de reconnaissance des certificats électroniques, véritable clé de voûte de la confiance numérique en Europe, d’un dossier virtuel d’entreprise constitué d’un référentiel commun d’attestations pour les entreprises, d’une infrastructure distribuée et sécurisée permettant d’échanger les messages structurés de l’eProcurement et dont la syntaxe normalisée repose sur des standards ouverts, UBL , UN/CEFACT; dans un seul but, l'interopérabilité. Ces réalisations brillantes n’ont pas toujours su convaincre les opérateurs.
Faut-il en déduire un manque de maturité ou des freins au changement ? Après plusieurs mois de travail, le cloud Européen en est encore aux balbutiements mais nous laisse entrevoir déjà un futur prometteur pour les échanges dématérialisés. Open PEPPOL saura t-il poursuivre le travail accompli par PEPPOL et lever les freins encore nombreux ?

Contrairement à la grande distribution qui, parfois à marche forcée, a su faire reconnaitre l’importance des échanges EDI à l’ensemble de ses fournisseurs ; l’achat public Européen de son côté, peine encore à imposer une vision commune. Dans un contexte de crise, la préférence Nationale reste forte. Les Etats membres poursuivent des objectifs souvent divergents. La commande publique reste majoritairement fragmentée et donne souvent l’impression d’un archipel constitué d’îlots de « procurement ». Malgré ses 2000 milliard d’Euros en valeur, la commande publique Européenne pèse guère sur un marché où les initiatives comme PEPPOL sont encore trop isolées pour faire école.

Redonner le pouvoir aux utilisateurs, voilà finalement la promesse de PEPPOL.
Les choix fait par PEPPOL d’un modèle ouvert fondé sur des standards est la garantie de connecter facilement et au moindre coût tout utilisateur à ses partenaires commerciaux. La promesse de PEPPOL est donc de redonner le pouvoir aux utilisateurs. Similaire en tous points aux modèles des opérateurs de télécoms, le réseau PEPPOL permet aux utilisateurs de choisir librement leur opérateur de service sous réserve de conformité aux standards. Cette proposition de valeur se heurte logiquement aux modèles captifs de certains opérateurs, qui proposent des réseaux à valeur ajoutée (RVA) souvent propriétaires.
PEPPOL
PEPPOL distingue la partie passation (pre-award) de la partie exécution (post-ward).

En France, que retenir des pilotes PEPPOL ?
Dans le domaine de la passation, PEPPOL a su convaincre plusieurs acteurs majeurs qui rassemblent un grand nombre de communautés ou collectivités. La vérification de signature électronique équipe déjà ou est sur le point d’équiper des plateformes comme PLACE, la place des marchés de l’Etat qui rassemble les Ministères et les services déconcentrés, les Chambres de Commerce, l’UGAP et le SAE. Achatpublic.com, avec plus de 1500 collectivités clientes, le Conseil Général de l’Aube avec plus de 100 collectivités de l’Aube. D’autres projets sont à l’étude, eMegalis ou le futur portail MAXIMILIEN de la Région île de France ; en tout près de 3000 collectivités seront bientôt en capacité de vérifier la qualité de certificats électroniques étrangers. Pour le moment, le service de validation au niveau Français est opéré par LexPersona.

Pour le dossier virtuel, connectée au référentiel Européen EVS (Européen VCD Service) qui assure la correspondance entre les attestations des différents pays, la plateforme eAttestations, peut désormais assurer le contrôle de la conformité des fournisseurs étrangers. Ce contrôle déjà réalisé automatiquement au plan National avec les entreprises situées sur le territoire est maintenant étendu aux entreprises étrangères. Effective pour la lutte contre la travail illégal (NOTI 1), cette conformité sera aussi bientôt élargie aux attestations fiscales et sociales ( NOTI 2).

Dans le domaine de l’exécution des marchés où les outils de l’eProcurement sont traditionnellement mis en œuvre, l’ADETEF en permettant la connexion de la France au réseau PEPPOL par la création de deux points d’accès (AP/SMP), officialisée le 12 décembre 2011, a certainement pris une décision déterminante. En effet, les points d’accès opérés par SERES du Groupe La Poste et TRADESHIFT opérateur de dématérialisation, sont les relais indispensables pour assurer la validation, la transformation et le transport des messages, catalogue, commande, facture etc. d’un point à un autre du réseau PEPPOL.

Du côté de l’Etat, le raccordement du système comptable CHORUS au réseau PEPPOL via le concentrateur de factures opéré par EXTELIA permet désormais à l’Etat, déjà en capacité de réception de factures électroniques conformément à la Loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008, de recevoir des flux de factures normalisées UBL 2.0 (FEN0105A) ou UN/CEFACT CII (FEN0135A) aussi bien depuis la France que de l’Etranger.

Les pilotes factures électroniques.
Plusieurs expérimentations de factures électroniques ou de catalogues utilisant le réseau PEPPOL, ont été conduites avec succès au cours du premier semestre 2012. Envoi de facture électronique UBL 2.0 de l’UGAP vers le CG10. L’UGAP trouve ainsi dans PEPPOL un moyen facile de raccorder ses clients en offrant un canal de dématérialisation des factures à moindre coût.

Envoi de factures électroniques de fournisseurs Français établis sur le territoire National vers l’Université de Lund en Suède par l’intermédiaire de l’opérateur de dématérialisation QWEEBY relié pour l’occasion au point d’accès TRADESHIFT.

Le pilote eCatalogue Healthcare, un enjeu considérable pour l’achat hospitalier.

Avec le pilote eCatalogue, nous touchons là à toute la complexité de l’achat hospitalier. Avant de constituer un levier économique, le catalogue est d’abord un outil permettant d’assurer un niveau de qualité des données. L’achat hospitalier ne peut en effet se contenter de données approximatives, là ou la responsabilité de toute la chaîne d’approvisionnement peut être engagée. L’instanciation du message électronique entre le fournisseur et l’hôpital, les liaisons avec les référentiels techniques GS1 et les systèmes de classification eCl@SS, UNSPSC ou CPV ; toutes ces problématiques ont du être résolues dépassant souvent le cadre de PEPPOL.



Nous avons du faire appel aux meilleures expertises pour résoudre les difficultés. Nous avons pu nous appuyer sur la vision métier des fournisseurs et le savoir-faire d’UniHA et du CHU de Montpellier. Le pilote eCatalogue constitue un démonstrateur unique pour l’ensemble de la communauté de la santé.

PEPPOL est une préfiguration de ce que pourrait être la commande publique en Europe demain avec des moyens déjà disponibles. Des projets de plus grande ampleur comme eSENS (Electronic Simple European Networked Services) vont immédiatement prendre le relais de PEPPOL produisant le liant indispensable au marché avec des retombées dans d’autres domaines que l’eProcurement. Même si les freins sont grands et les opérateurs toujours difficiles à convaincre, PEPPOL a su ouvrir la voie d’un eProcurement Européen. Cette initiative pourrait même susciter des intérêts autres qu'Européens dans un contexte de Mondialisation.

Je suis finalement très fier, d’avoir pu collaborer avec Alain DUCASS et son équipe, Nicolas BOTTON, Alain ESTERLE et Michel DECLUNDER respectivement responsables de la facture, de la signature électronique de la promotion de PEPPOL en France, Bruno BOUTTEAU, aujourd’hui à l’ARS (Agence Régionale de Santé) d’Alsace. Malgré toutes les difficultés rencontrées, les doutes parfois, je pense avoir mener cette mission avec au final, quelques résultats. Ces réalisations trouveront de nouveaux développements au sein d'une communauté PEPPOL bien vivante.


Thierry AMADIEU – responsable des pilotes PEPPOL

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